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Marcel Powell, l’héritier inspiré

Marcel Powell sort avec « So Baden », un album-hommage à son père : l’illustre guitariste et compositeur brésilien Powell, qui aurait eu 85 ans cette année. Marcel Powell a choisi d’emboîter le pas à son père ; attaché au sens et à l’expression, il instille un sentiment de force tranquille et de paix dans son jeu. Une tournée internationale lui permet de célébrer l’anniversaire de celui qui lui a transmis deux choses fondamentales et à ses yeux indissociables : la musique et la foi. Entretien.

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© Benjamin de Diesbach pour L’Incorrect

Quel a été votre premier contact avec la musique ? 

Mes parents s’étaient établis à Baden Baden en Allemagne. Ça ne s’invente pas ! J’ai commencé le violon à cinq ans, j’en jouais toutes les semaines. Puis la guitare est entrée notablement dans ma vie. C’est elle qui m’a choisi, car à neuf ans on ne conscientise pas vraiment ce genre de choix.

Votre père a formé votre frère Philippe, qui est pianiste, et vous, à la guitare. C’est donc vous qui avez choisi votre instrument ? 

Oui, c’était à notre demande ! Par contre, il fallait le faire sérieusement, et ça, c’était non négociable. J’ai explicitement demandé à mon père d’être mon professeur. Il le serait encore s’il n’était pas décédé. Il a accepté tout en ne sachant pas comment enseigner. Dix ans d’échanges et d’apprentissage m’ont permis de construire mes critères musicaux et de mûrir une forme de sagesse par rapport à la musique. Il faut fournir beaucoup de travail évidemment. Mais je n’ai pas souffert de cela car j’ai compris dès le début qu’il fallait être persévérant et je pouvais déjà rester huit à dix heures par jour à m’exercer.


« Mon père était un musicien formidable et mon héros. C’est une sensation de grâce que j’ai éprouvée en le côtoyant toutes ces années »


Marcel Powell

Parmi la discographie époustouflante de votre père, il existe l’émouvant Baden Powell & ses fils, un enregistrement scénique qui, en 1994, vous réunit tous les trois.

C’était mon premier album ! Je me souviens que, pour le concert, il y avait l’excellent compositeur et guitariste brésilien Raphael Baptista Rabello aux premières loges, ce qui m’intimidait car je n’avais alors que trois mois de guitare dans les pattes. Mais j’en ai éprouvé beaucoup de fierté, bien sûr ! Mon père était un musicien formidable et mon héros. C’est une sensation de grâce que j’ai éprouvée en le côtoyant toutes ces années. Je souhaite rappeler et pérenniser son œuvre, et ce en développant de nouveaux arrangements et collaborations. Comme par exemple la réinterprétation libre et sensible du talentueux parolier, compositeur et chanteur de jazz belge David Linx. Nous avons interprété le fameux morceau « Berimbau » de mon père selon la reprise « Bidonville » de Claude Nougaro. [...]

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