Les handicapés, invisibilisés dans la rue, font fureur au cinéma. Après Le Petit Truc en plus d’Artus, Mon Inséparable s’intéresse à un sujet tabou : les relations amoureuses entre personnes mentalement déficientes. Ici : Joël, un trentenaire qui file le parfait amour avec Océane, rencontrée à l’ESAT où ils travaillent tous les deux, et qui ne tardera pas à tomber enceinte, au grand dam de ses parents. Mais aussi de la mère de Joël, Mona (Laure Calamy, au sommet). Pour cette mère-courage qui partage son quotidien avec son fils « différent » depuis trop longtemps, cette grossesse est la goutte de trop, qui la forcera à faire le bilan de sa vie.
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Plus qu’un film sur le handicap, Mon Inséparable est un beau film sur la relation mère-fils, et sur la maternité en général, à une époque où les médias et les « éco-anxieux » voudraient nous vendre les vertus de la stérilité. Porté par une mise en scène soignée, et par une interprétation bluffante, ce premier film rappelle une morale simple, mais nécessaire. Être parent, c’est devenir : enfin.
MON INSÉPARABLE (1 h 34), d’Anne-Sophie Bailly, avec Laure Calamy, Charles Peccia Galletto et Mei Cirné-Masuki, en salles le 25 décembre.





