Skip to content

Murina : mon père, ce zéro

Par

Publié le

20 avril 2022

Partage

Les effets de caméra sont les bons, la héroïne est assez mignonne : voilà les deux qualités de ce film qui retombe inéluctablement dans le cliché de son époque.
Murina

Tchekhov rapprocha une actrice débutante d’une mouette. Ici une adolescente nageuse et ondulante prend des faux airs de murènes qu’elle chasse avec son père bourru, slavitude oblige. Sur la terre ferme, le jeune Diane devient une proie et le maillon faible apparent. Terres à vendre comme dans La Cerisaie, acheteur milliardaire ami de la famille, mère trentenaire encore désirable, tels sont les ingrédients pour faire monter la tension sur une petite île croate.

Lire aussi : Apples : amnésiques anonymes

Caméra d’Or au Festival de Cannes 2021, Murina séduit dans son exposition à pas posés qui épouse les chaleurs de l’été. Mais dès que le conflit pointe le bout de sa gueule dentée, Antoneta Alamat Kusijanovi? se raccroche aux branches de la misandrie commune. Le vrai père colle trop, le faux pas assez. Entre une préparation élégante (la trappe poussée du pied) et un paiement lourdingue (la délivrance aquatique au bout du tunnel), le portrait de femme remise ses singularités et conclut sur du déjà-vu.


Murina (1h32), d’Antoneta Alamat Kusijanovi?, avec Gracija Filipovic, Danica Curcic, Leon Lucev, en salles le 20 avril

EN KIOSQUE

Soutenez l’incorrect

faites un don et défiscalisez !

En passant par notre partenaire

Credofunding, vous pouvez obtenir une

réduction d’impôts de 66% du montant de

votre don.

Retrouvez l’incorrect sur les réseaux sociaux

Les autres articles recommandés pour vous​

Restez informé, inscrivez-vous à notre Newsletter

Pin It on Pinterest