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Musique post-bourgeoise : confessions d’un hurleur

Le duo culte de l’électro corrosive aux prêches turbo-kafkaïens est de retour avec un disque plus offensif que jamais : La Limite. L’occasion de nous entretenir avec Olivier Urman, vociférateur, poète-plasticien et mystique aux voies obliques.

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© Benjamin de Diesbach pour L'Incorrect

Le 11 novembre, alors qu’on ravivait la flamme du soldat inconnu, le duo culte de Musique Post-Bourgeoise rallumait celle de sa séduisante folie et célébrait la sortie de son nouvel EP : La Limite. Olivier Urman et Vincent Robischung y ont encore franchi celle d’un degré supplémentaire dans la révolte contre soi-même, l’intensité anxiogène, le bombardement de sentences faussement absurdes et vraiment éclairantes sur une électro aussi sommaire qu’implacable. Et si derrière ce délire pulsatile et consuméro-kafkaïen, derrière des affirmations frôlant le nihilisme (« Je lègue ma tête à mon col roulé ; je lègue mes couilles à mon slip : voilà pour la destinée ! ») se cachait en fait un genre particulier d’ascèse ? C’est en tout cas l’impression qu’on retire de ces confessions du hurleur, obtenues autour d’un thé vert japonais, après qu’il nous eut donné rendez-vous devant une boutique de cannes-à-système.

Qu’est-ce que la musique bourgeoise ?

C’est la musique faite par les bourgeois, mais on est tous bourgeois. Un jour, j’ai lu qu’un clochard en avait tué un autre parce qu’il lui avait pris son carton sous un pont. Au fond, ma conception actuelle, c’est qu’est bourgeois celui qui pense en fonction de ce qu’il possède. Si vous avez une voiture, vous pensez « voiture ». Si vous avez un appartement deux pièces, vous pensez « appartement deux pièces ». Donc tout le monde est bourgeois, puisque l’on possède tous au moins un truc. La question de ma place dans l’humanité, de savoir si je suis riche ou non, tout cela est résolu puisque la nature humaine nous pousse à toujours plus de confort et à vouloir du thé chaud dans un endroit chaud et à ne pas s’asseoir sur un clou ! […]

Le pâté, c'est un objet raffiné qui a une allure pourrie : soit exactement ce que j'essaye de faire

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