Après une dizaine de productions sur les plus grandes scènes, Lisette Oropesa signe enfin au disque « sa » Lucia di Lammermoor. Un jalon décisif pour la soprano américaine, dans l’un de ses rôles phares, quintessence du bel canto romantique. Même privés de sa présence magnétique et de son jeu à fleur de peau, on succombe à la pureté d’une voix au timbre argenté, parfaitement homogène sur plus de deux octaves, d’une agilité vertigineuse jusqu’à l’extrême aigu, dessinant chaque phrase avec une fluidité telle que la virtuosité disparait derrière la ligne. Le premier acte trahit une certaine retenue, somme toute conforme au portrait de cette héroïne enfermée dans un destin absurde, sœur spirituelle d’Emma Bovary. […]
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