Comment diriez-vous que ce nouvel album marque une amélioration par rapport à votre discographie ?
J’aime à penser que ce nouvel album mêle l’ensemble des caractéristiques musicales et lyriques des précédents albums du groupe, regroupées cette fois en un seul album qui peut résumer toute notre discographie.
L’album semble se concentrer sur les souvenirs, qu’ils soient heureux, doux-amers ou remplis de regrets. Quelle est votre relation avec le passé ?
J’ai une bonne relation à mon passé. La plupart du temps, je regarde mon passé avec plus de tendresse qu’au moment où j’ai vécu ces moments. À l’exception des moments vraiment gênants, qui me font être après-coup toujours très mal-à-l’aise.
Comment le compositeur que vous êtes aujourd’hui se compare-t-il à celui que vous étiez lors de la sortie de votre premier album ?
En tant que personne, je suis très différent et marqué par une véritable évolution. En tant que compositeur, en revanche, je crains de ne pas avoir souhaité révolutionner ma manière de faire de la musique. Evidemment, mes goûts et mes préférences artistiques différents de ceux d’il y a dix ans, cela me permet donc de faire des choix différents en matière de composition et d’enregistrement.
La pochette de l’album montre les membres du groupe en squelettes. Quel est le sens de cela ?
Honnêtement, c’était juste une photo prise par un ami avant même que l’album ne soit réalisé. Les décorations sur la pelouse de cette maison rendaient hommage à une vidéo des Grateful Dead. Je ne connais pas bien leur musique, donc je n’avais pas fait le lien. Mais cela me parlait et me plaisait qu’il y ait un élément d’humour dans la pochette de l’album, celui d’être un squelette et de continuer à se produire dans un cadre aussi modeste que la pelouse de quelqu’un. C’est une réflexion sur la vie, drôle, mignonne et profonde à la fois.
J’aime à penser que ce nouvel album mêle l’ensemble des caractéristiques musicales et lyriques des précédents albums du groupe
Dans « That’s What Time Does », on ressent une influence de Phoenix, mais version Long Beach. Quels artistes vous ont inspiré pour écrire ces morceaux ?
Beaucoup d’artistes différents ont influencé certaines parties ou certains choix sur des morceaux. Mais il est difficile de choisir ceux qui se démarquent réellement. Ceux qui me viennent à l’esprit sont Phoenix, Empire of the Sun, Paramore pour « That’s What Time Does ». Pour “Country Club”, je dirais Neil Diamond, The Strokes, Outkast, The Killers.
On entend souvent des guitares acoustiques derrière les électriques, comme s’il y avait une douceur sous toute cette énergie. Comment abordez-vous l’écriture des chansons ?
J’aime vraiment ce qui se dégage des enregistrements lorsque l’on ajoute cette délicatesse, cette douceur. J’espère que cela permet d’écouter ces chansons dans différents états d’esprit et contextes. Il y a deux faces d’une même chose. Chaque chanson procède d’une création différente, mais il y a toujours une première idée dominante, qu’il s’agisse d’une phrase, d’un riff ou simplement d’une mélodie. Je brode autour de cela, d’une obsession, ou d’une trouvaille arrivée par hasard.
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Votre tournée démarre bientôt, avec une grande série de dates aux Etats-Unis. Comment vous sentez-vous à l’idée de jouer en live, de faire face à la fatigue des tournées, tout en jonglant avec l’écriture et l’enregistrement ?
J’apprécie les tournées, mais honnêtement, plus je vieillis, plus j’ai envie de passer du temps avec ma famille et mes proches. Jouer en live, c’est une épée à double tranchant. Parfois, on donne des concerts qui nous font remettre en question tous les choix que nous avons faits pour poursuivre dans cette voie ; parfois on donne des concerts qui répondent parfaitement à toutes ces questions et nous donnent l’impression que nous pourrions faire ça tous les jours pour le reste de notre vie. Il y a à la fois un côté excitant et un côté négatif à poursuivre cela. L’écriture et l’enregistrement sont très stimulants, mais il faut vraiment être capable de se détacher des distractions extérieures de la vie à ce moment-là, car cela peut rendre l’expérience angoissante.
Quels artistes contemporains vous impressionnent ? Et que pensez-vous de l’industrie musicale actuelle ?
Cet été, je n’ai pas écouté grand-chose à part Remi Wolf. Elle m’impressionne beaucoup : des compositions super cool, des enregistrements, et c’est la voix d’une certaine génération. Concernant l’industrie musicale, je n’y pense à vrai dire jamais. Ça me passe complètement au-dessus, pour être honnête.





