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Pécresse, Alstom et les éoliennes : délit de favoritisme ?

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Publié le

3 février 2022

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Ministre du Budget à l’époque, Valérie Pécresse nie toute influence dans l’attribution en 2012 d’un gros contrat sur l’éolien en mer à Alstom Renouvelables, présidé par son mari Jérôme. L’Incorrect a enquêté sur la présence de ses collaborateurs lors des arbitrages. Révélations, à retrouver dans notre magazine de février.
Pécresse

En juillet 2021, nous publions un article sur le lien entre Valérie Pécresse, alors ministre du Budget, et l’attribution en 2012 à EDF et Alstom Renouvelables, présidé par son mari Jérôme Pécresse, d’un méga contrat d’environ 10 milliards d’euros pour l’installation de trois champs d’éoliennes offshore.
En réponse, Valérie Pécresse nous a écrit le 22 juillet, pour nous assurer avoir interdit par une circulaire de soumettre à sa décision, ou à celle de son cabinet, « tout dossier en lien avec l’entreprise Alstom ». Plusieurs sources présentes lors de ces réunions nous ont assuré depuis que le cabinet de Mme Pécresse a bien participé à des décisions concernant l’appel d’offre des éoliennes offshores, qui a enrichi le couple Pécresse.

Lorsque le gouvernement doit prendre une décision collégiale un peu technique, il utilise des réunions interministérielles (RIM). Elles se tiennent sous la présidence d’un membre du cabinet du Premier ministre et réunissent des membres des cabinets ministériels concernés. Les décisions d’une RIM font l’objet de procès-verbaux. Longtemps, leur papier a été bleu, d’où l’expression « les bleus de Matignon » pour les qualifier.

Lire aussi : Révélations : Pécresse et l’éolien, un business juteux

En 2011, des RIM ont eu lieu quasiment tous les mois pour l’appel d’offre des éoliennes offshore. Elles étaient organisées dans des locaux du gouvernement situés rue de Varenne, en face de l’hôtel de Matignon, dont les effectifs débordent dans les immeubles alentours. Les conseillers du Premier ministre Fillon chargés de les présider y avaient leurs bureaux. Ces RIM rassemblaient une dizaine de conseillers. Il fallait compter trois à quatre représentants de Matignon, dont ceux du Secrétariat Général de la Mer et du Commissariat aux investissements d’avenir. Parmi les ministères concernés se trouvaient l’Environnement, la Défense (les éoliennes en mer pouvaient potentiellement gêner les radars de la Marine) et Bercy, dont le Budget. [...]

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