Skip to content

[Portrait] Amaury Gomart : Arcadie française 

Par

Publié le

21 novembre 2022

Partage

Catholique et patriote, le jeune Amaury Gomart a fondé avec quelques copains la fondation Arcade, association qui organise des chantiers bénévoles dans nos campagnes pour restaurer le patrimoine et retisser le lien social. Portrait.
Amaury Gomart©Benjamin de Diesbach-min

Amaury Gomart aime le patrimoine français, sa richesse, son héritage. Né en Vendée d’un père militaire et élevé dans la tradition catholique (« Je coche toutes les cases », nous dit-il en rigolant derrière son Picon-bière), il a créé, après des études de droit et d’histoire, la fondation Arcade. « J’ai commencé à l’ICES en Vendée, une fac catholique qui forme bien autant humainement que spirituellement. C’est une catho qui porte vraiment son nom, et qui le vit vraiment. J’y ai noué de belles amitiés, et cela m’a lancé dans la vie de jeune engagé. Depuis que je suis arrivé à Paris, il y a quatre ans, j’ai eu envie de participer à de nombreuses choses ». D’où, il y a trois ans, le lancement d’Arcade, avec « trois copains ». Il en est le président depuis le début.

Lire aussi : [Portrait] Lise-Marie Bonhomme : damoiselle patronnesse

Mais Arcade, quézaco ? « Une association qui mobilise la jeunesse pour tisser du lien au cœur des villages, dans l’esprit de joie et d’engagement, à travers la restauration du patrimoine ». Mais encore ? « Très concrètement, c’est organiser des chantiers bénévoles avec des jeunes qui ont entre 18 et 30 ans, et qui vont aider à restaurer le patrimoine partout en France. Le but est de rencontrer les habitants des lieux, d’aller voir les personnes âgées, de jouer avec les enfants du village, de prendre un repas avec les habitants, d’aider la mairie, à la paroisse, ou autre. On veut vraiment s’ancrer dans un territoire local, pas juste passer pour les jeunes urbains qui viennent sauver le patrimoine. Nous voulons être une jeunesse au service de ces campagnes et arriver par la porte de service, pas par l’allée cavalière du château. À la fois restaurer un bâtiment, mais aussi tisser du lien entre les Français, restaurer l’unité nationale ». 

Un beau programme. On pourrait cependant objecter qu’il serait aussi utile, voire nécessaire, de mettre à profit la jeunesse parfois désœuvrée des villages afin de leur permettre de renouer aussi avec leur patrimoine, mais pas de panique : c’est en cours ! « On a un peu de mal, mais c’est le projet. À la fois faire venir des jeunes d’ailleurs, pour qu’ils découvrent le patrimoine de leur pays, mais aussi les jeunes du coin. Le patrimoine national est avant tout un patrimoine local. On aimerait donc tendre vers cela ». Mais un patrimoine vivant, c’est cela le plus important. « Une des raisons pour lesquelles on a lancé Arcade est qu’on refusait que la France devienne un immense musée, où les bâtiments prennent un peu la poussière, où la vie et l’histoire s’arrêtent, on veut redonner vie à ces lieux, on veut que les gens y vivent, y travaillent, y rient, y pleurent. On veut vraiment qu’il s’agisse de lieux de vie, qui respectent l’identité. Un château ne peut pas devenir plusieurs choses, de même pour une abbaye ou une église. Leur redonner une dimension verticale, en tout cas pour les lieux religieux. Une dimension historique qui s’inscrive dans le temps long ». 

Du haut de ses vingt-cinq ans, Amaury Gomart porte en lui l’espoir d’un peuple qui refuse de mourir

Pas question, pour autant, de céder à certains qui (surtout à gauche), proposeraient de restaurer les églises inutilisées pour en faire des mosquées, vieille antienne de bouffeurs de curés qui se drapent dans le respect du patrimoine et l’universalisme pour grignoter un peu plus l’héritage catholique français, car Satan avance toujours masqué. « Là, on est dans l’autre extrême. La réponse est double. En tant que catholique, je trouve ça complètement illusoire, cela n’aurait aucun sens. Même si le bâtiment est en pierre, il est consacré, dédié à la grande gloire de Dieu. Ce serait blasphématoire. Et même en terme historique, l’islam n’a aucun apport dans la construction du roman national ». Sauf en tant qu’ennemi, pourrait-on ajouter, taquin. 

« Transformer ces bâtiments qui jalonnent notre paysage et notre histoire en mosquée, ce serait comme stopper une civilisation pour en construire une autre. Il y a un véritable enjeu de civilisation ». Le but d’Amaury Gomart, donc : retisser le lien entre Français. « Si on dénature notre patrimoine, on aura encore moins d’opportunités de se retrouver. Aujourd’hui à part au stade de foot, ou peut-être les bars, il n’y a plus beaucoup d’occasions pour se retrouver. Pour nous, le patrimoine en est une. Reconstruire quelque chose, s’inscrire dans le temps long. Si on dénature cela, on tombera dans le changement de civilisation ». Un amoureux du territoire et de son peuple, qui a la France charnelle chevillée au corps : du haut de ses vingt-cinq ans, Amaury Gomart porte en lui l’espoir d’un peuple qui refuse de mourir.  

EN KIOSQUE

Soutenez l’incorrect

faites un don et défiscalisez !

En passant par notre partenaire

Credofunding, vous pouvez obtenir une

réduction d’impôts de 66% du montant de

votre don.

Retrouvez l’incorrect sur les réseaux sociaux

Les autres articles recommandés pour vous​

Restez informé, inscrivez-vous à notre Newsletter

Pin It on Pinterest