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Possessor : notre critique

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Publié le

1 juin 2021

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Dans Possessor – sombre histoire de tueuse à gage qui se glisse dans le corps des autres, Brandon Cronenberg ne parvient qu’à moitié à s’affranchir de l’héritage paternel.
possessor

Ce n’est pas évident de faire du cinéma lorsqu’on est le fils de David Cronenberg, a fortiori lorsqu’on s’inscrit dans son héritage direct. En véritable excroissance de son père, Brandon Cronenberg œuvre dans une sorte de science-fiction horrifique et cérébrale, travaillée par les mêmes obsessions (viralité, « nouvelle chair », pulsions scopiques, etc.) mais ajournée pour 2020. Le résultat est forcément bancal, car Cronenberg fils, sans doute écrasé par l’ombre tutélaire de son père, manque un peu de souffle.

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Là où le père prophétisait, le fils thésaurise sur notre futur proche (un enfer vidéo-surveillé qui propage les illusions et viole l’intimité des corps). Il le fait cependant plutôt bien, aidé par une direction artistique sobre et inquiétante. Au final, cette étrange histoire de tueuse à gage qui se glisse dans le corps des autres (un pur pitch de série B finalement) se laisse voir sans déplaisir et ménage même quelques vrais instants de frayeur – quand elle ne se vautre pas dans une métaphysique ampoulée. C’est déjà ça.

Possessor de Brandon Cronenberg avec Andrea Riseborough et Jennifer Jason-Leigh, disponible en DVD (The Jokers), (1 h 43)

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