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Procession catholique attaquée à Paris

Ce samedi 29 mai, à Paris, une procession de pèlerins catholiques était organisée pour commémorer le martyr des prêtres assassinés lors de la Commune de Paris, dont certains célèbrent les 150 ans cette année. Mais la procession a été violemment attaquée par des militants d’extrême gauche.

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© capture d'écran Twitter

Une procession organisée par le Diocèse de Paris, déclarée et autorisée par la préfecture de police devait donc relier le square de la Roquette à l’église Notre-Dame-des-Otages rue Haxo dans le vingtième arrondissement. Cette procession se voulait un hommage à Monseigneur Darboy, archevêque de Paris, assassiné le 24 mai 1871 à la prison de la Roquette, ainsi qu’aux dix ecclésiastiques assassinés deux jours plus tard rue Haxo, à l’endroit même où a été bâtie l’église. 

Sauf qu’arrivés à Ménilmontant, les pèlerins – environ 300 personnes selon un participant – se sont fait attaquer très violemment par un groupe de « soutien à la Commune ». Les vidéos postées sur différents comptes Twitter sont édifiantes : d’un côté, vous entendez une jeune femme entonner des chants religieux en tête d’une procession absolument pacifique et en prière, et de l’autre des nervis de l’ultra gauche qui agressent physiquement les pèlerins – dont des personnes âgées et des familles – et leur lancent des projectiles en hurlant « À mort ! À mort les Versaillais ! ». La police a dû intervenir et la procession a été interrompue.

Le militant indigéniste d’extrême gauche Taha Bouhafs était sur place et ne s’est pas privé du plaisir de relayer l’agression dans ses tweets : « Une procession de catholiques intégristes / royalistes se fait accueillir à Ménilmontant en ce jour de commémoration des 150 ans de la semaine sanglante »,  et de justifier la violence de l’agression et les menaces de mort par un autre tweet : « Ah oui, ces modestes pèlerins qui soutiennent Génération identitaire » (en référence à un ancien tweet de soutien à Génération identitaire d’un des pèlerins ayant relayé l’agression).

Lire aussi : Faut-il interdire les antifas?

Au fond, c’est toujours la même chose : des nervis d’extrême gauche, le plus souvent masqués/cagoulés, qui s’en prennent à coup de projectiles (ou de battes de baseball, cf. l’agression subie par le collectif Némésis en marge de la marche de lutte contre « les violences faites aux femmes » du 8 mars 2020), et toujours à 10 contre 1 s’il vous plaît ! Mais tout est justifié, qu’ils s’en prennent à un responsable du RN, à des féministes de droite, ou à des catholiques : tout va bien ! Vous imaginez le tollé général si des sympathisants de droite avaient attaqué, armé de projectiles ou de battes de baseball, une manifestation de soutien à la Commune en scandant « À mort ! À mort les Communards ! » ?  Et pourtant des processions de commémoration de la Commune, il y en a eu, notamment au cimetière du Père-Lachaise, où des personnalités politiques de gauche sont venues déposer des gerbes de fleurs. Ces défilés pour la Commune ont d’ailleurs été relayés par la mairie de Paris, dont on est sans nouvelles à l’heure actuelle concernant l’ignoble attaque contre les pèlerins catholiques à Ménilmontant. Un petit mot madame Hidalgo ?

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