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Régler son compte au (néo)féminisme

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Publié le

28 octobre 2021

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Dans un essai aussi solide idéologiquement que scientifiquement, Julien Rochedy s’attaque à la guerre totale qu’a déclarée le féminisme à la bonne entente entre hommes-femmes. Sans tomber dans le piège masculiniste qui ouvrait les bras.

La postmodernité, parmi les nombreuses monstruosités qu’elle a engendrées, a accouché du féminisme, sorte de lutte des classes appliquée aux rapports entre les sexes. Tout le mérite de l’essai de Julien Rochedy est de lui régler son compte. Définitivement.

Le féminisme idéologique, que l’auteur oppose à un féminisme pratique, trouve ses racines dans le refus nihiliste de la nature de la part des modernes. En effet, qu’on le veuille ou non, un homme est un homme en raison des caractéristiques biologiques et physiques qui sont les siennes. Idem pour la femme. Pour combattre ce nihilisme, Julien Rochedy utilise une discipline fort peu en vogue en France : la psychologie évolutionniste.

Pour combattre ce nihilisme, Julien Rochedy utilise une discipline fort peu en vogue en France : la psychologie évolutionniste.

Issue des travaux de Darwin, cette réflexion postule que l’être humain actuel, homme comme femme, est issu de l’apprentissage, de l’évolution donc, de milliers de générations d’humains avant lui, qu’il ne surgit pas ex-nihilo, qu’il n’arrive pas totalement nu au monde, sans armes pour s’y battre. Et que ces outils, ces réflexes, ces mutations génétiques même, comme la bipédie, sont autant d’apprentissages, de sélections naturelles, qui permettent à l’humain de remplir sa mission première d’être vivant : se reproduire, transmettre ses gènes.

Lire aussi : Néo-féminisme : l’ennemi des femmes

A rebours de la doxa postmoderne et libérale qui voit l’humain comme un être exclusivement social, l’essayiste développe sa vision d’un homme intégré, partie prenante de la nature, et non pas étranger à elle. Dans ce contexte, les rapports hommes-femmes sont ceux d’une espèce qui cherche à maximiser ses chances de reproduction. En cela, la théorie fumeuse avancée par certaines militantes néoféministes qui voudrait que, sous la Préhistoire, la femme ait été volontairement privée d’une part significative de viande par l’homme, apparaît pour ce qu’elle est : grotesque. Car quel intérêt à avoir des reproductrices rachitiques quand la seule obsession de l’époque est de survivre et de se reproduire en ayant la descendance la plus vigoureuse possible ?

Mais l’auteur ne s’arrête pas là. Il démonte méthodiquement la thèse du patriarcat systémique oppresseur de la femme. Catapultant une jeune militante féministe à la Préhistoire, il montre comment la loi du groupe, la loi de la nature s’impose à elle et lui permet de survivre, via la complémentarité hommes-femmes.

Car tel est, au fond, le secret pour échapper à la guerre des sexes que le féminisme idéologique cherche à tout prix à imposer à l’humanité et qui ne pourra que la tuer, au sens propre du terme : rappeler que les hommes et les femmes ont besoin les uns des autres.

Car tel est, au fond, le secret pour échapper à la guerre des sexes que le féminisme idéologique cherche à tout prix à imposer à l’humanité et qui ne pourra que la tuer, au sens propre du terme : rappeler que les hommes et les femmes ont besoin les uns des autres. A commencer pour perpétuer notre commune espèce. Et ainsi survivre.

L’Amour et la guerre. Répondre aux féministes de Julien Rochedy
Julien Rochedy, 240 p., 22 €

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