Les sculptures de Davide Galbiati ne laissent aucun doute sur leur auteur. Les têtes sculptées sont comme des reliques venues d’un monde d’avant ou d’après, qui sait ? Nous sommes perdus et pourtant dans une espèce de communion avec ces statues, reliés à elles, en intimité. « Les êtres que je sculpte manifestent une union avec leur part spirituelle, ils l’assument », explique l’artiste. Ses personnages ressemblent à des saints projetés dans le lointain par la force de l’imaginaire. L’auréole, chez eux, est intégrée au corps.
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C’est au Tyrol du Sud, là où il a étudié son art pendant quatre ans, que Galbiati a éprouvé l’envie de traiter la figure humaine en la reliant au spirituel. À regarder ces êtres à la fois singuliers et intimes, il nous semble percevoir la beauté de leur vie intérieure. Ils rayonnent et manifestent une présence supérieure aux vivants, un mouvement intérieur qui s’imprime sur la matière, et cette contemplation de l’âme nue nous trouble. Davide Galbiati travaille toutes les matières dans une ronde d’éléments.
Le bois, le béton, le métal, la pierre, la résine. Tantôt il façonne, tantôt il extrait. « Il n’y a pas de combat avec la matière, il y a friction ». C’est ainsi que l’artiste qualifie son geste. Il a réalisé une sculpture pour le Musée Subaquatique de Marseille. Ça lui va bien : il y a une espèce d’évidence à ce que ses œuvres soient englouties. Ainsi constituent-elles un genre d’archéologie du futur.
Les œuvres de Davide Galbiati sont visibles à la galerie Kellie Miller Arts (20 Market Street, Brighton, UK) ; Beukenhof-Phoenix Galleries (Ronde van Vlaanderenstraat 9, 9690 Kluisbergen, Belgique); Galerie Maznel (87-89 Rue de la Ferté, 80230 Saint-Valery-sur-Somme) et au Musée Subaquatique de Marseille.





