Le 18 décembre 2021, le tribunal administratif de Nantes a ordonné à la ville des Sables-d’Olonne le déboulonnage de la statue de saint Michel se trouvant sur le parvis de l’église de la ville. Le tribunal était saisi par la fédération « La libre pensée », celle-ci jugeant la statue contraire à la « laïcité » en invoquant la loi de 1905.
À la suite de cette décision, le collectif « Touche pas à ma statue » s’est formé pour rassembler des habitants de la ville et autres citoyens qui s’indignent de pareille mesure. Le collectif prévoit d’ailleurs de se mobiliser dans chaque cas de figure similaire.
La statue avait été installée sur décision de Yannick Moreau, maire des Sables-d’Olonne depuis 2019. La population était majoritairement en accord avec son inauguration. La décision prise par le tribunal a donc été très mal accueillie par les habitants et a provoqué mécontentement et incompréhension. « C’est un petit groupe de militants laïcards qui veulent le déboulonnage de la statue, donc c’est étonnant que la justice leurs donne raison » affirme Baudoin Haulaf, le président du collectif.
« Saint Michel fait partie de notre histoire et ne dérange personne à part quelques militants woke »
Baudoin Haulaf
Le samedi 18 décembre 2021, le collectif a organisé une manifestation au cours de laquelle une cinquantaine de personnes ont protesté contre le retrait la statue. Elle semble avoir été soutenue par les habitants : « Nous avons eu beaucoup de soutiens des habitants sur place. Les personnes nous klaxonnaient pour nous dire bravo pour votre combat ! Nous avons été félicités de nombreuses fois par les personnes âgées des Sables-d’Olonne ou encore des familles » nous rapporte M. Haulaf.
Pour le collectif, l’argument de la laïcité ne tient pas. « Il faut admettre, même si cela fait mal à certain, que la France est le fruit de 1500 ans d’histoire chrétienne et donc ceci n’est pas une atteinte à la laïcité, c’est un monument français. Saint Michel fait partie de notre histoire et ne dérange personne à part quelques militants woke » poursuit le président du collectif.
Le combat que prône « La libre pensée » ranime les vieilles tensions de 1905. « Pendant la période historique de 1901 – 1905, la France était sous tension entre laïcards et catholiques, ou même ceux qui n’étaient pas forcément catholiques mais simplement attachés à l’histoire de France et aux valeurs patriotiques. Ces militants essaient de réanimer ces vieilles tensions. Je ne connais pas leurs buts. Je trouve cela contre-productif. Le combat de La libre pensée est infondé et on se questionne sur ses motivations car en effaçant notre histoire, on efface d’où l’on vient » affirme Baudoin Haulaf.
À la suite de la décision prise par la justice, une pétition a été lancée par l’association SOS Calvaire et publiée par le collectif « Touche pas à ma statue ». Celle-ci a atteint plus de 20 000 signatures.
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Le collectif envisage de se porter partie civile auprès de Yannick Moreau afin d’apporter du poids à la procédure d’appel de la décision. Après le déboulonnage de la statue de Napoléon à Rouen, puis le potentiel retrait de la statue de Saint Michel, il est clair que tout cela participe d’une époque qui « renie nos racines et de l’histoire qui nous a construits ».
« Touche pas à ma statue » ne compte pas en rester là et affirme que dans l’hypothèse d’une défaite, de nouvelles actions seront étudiées : « Nous irons jusqu’au bout pour gagner ce combat et nous aviserons en cas de défaite ». Pour l’heure, le maire a annoncé qu’une consultation des habitants allait être lancée.
Éric Zemmour et Philippe de Villiers se rendent ce samedi 8 janvier aux Sables d’Olonne. Féru d’histoire et amoureux du patrimoine, se proclamant défenseur de la civilisation chrétienne, la présence du candidat à l’élection présidentielle est logique. En revanche, la visite de Marine le Pen a été annulée, celle-ci qui ne souhaitant pas « passer après Éric Zemmour ». Zemmour a détaillé le programme de sa visite : il sera tout d’abord accueilli par monsieur Moreau sur le parvis de la mairie des Sables-d’Olonne ; il animera ensuite une réunion à la salle d’Audubon ; puis s’exprimera aux côtés de la statue de Saint Michel. Il terminera par un déjeuner avec des élus.





