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Sébastien Meurant (LR) : « Une seule religion pose problème : l’islam et ses dérives sectaires »

Lundi 12 avril, les sénateurs ont voté en première lecture le projet de loi séparatisme, que la majorité LR a largement renforcé sur de nombreux points. S’il s’en félicite, le sénateur Sébastien Meurant (LR) regrette que l’ennemi islamiste ne soit pas clairement nommé, et craint que l’Assemblée nationale ne revienne sur ces avancées. Entretien.

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© Capture d'écran YouTube

De manière générale, êtes-vous satisfait du texte voté par le Sénat et en quoi son orientation est-elle différente du texte voté par les députés ?

Le projet de loi confortant le respect des principes de la République voté à l’Assemblée nationale est un texte manquant d’ambition. Le texte présenté par le gouvernement ne reprenait même pas les termes employés par le président de la République lors de son discours. Même le ministre de l’Intérieur regrettait dès le départ qu’on ne parle pas d’immigration et d’assimilation ! De son aveu, il était trop restreint. Le Sénat s’était donc donné pour objectif de durcir le texte, sans pénaliser tous les Français, par exemple sur l’instruction en famille. Le texte final voté au Sénat – par 208 voix contre 109, ce qui n’est pas rien – est donc meilleur, ou moins mauvais. L’interdiction du port du voile aux personnes accompagnant les enfants lors des sorties scolaires est un symbole fort. Le problème reste que l’on n’a pas désigné l’adversaire, l’ennemi. Une seule religion pose problème : l’islam et ses dérives sectaires. Pour éviter de « stigmatiser » ou de nommer les choses, le gouvernement a fait un texte de pas-grand-chose.

Les réactions à l’égard des sénateurs LR sont nombreuses, beaucoup considérant la ligne de LR trop dure. L’assumez-vous ?

Oui, d’autant que personnellement, je ne nous trouve pas assez dur. Le congrès de Villepinte sur l’immigration et notamment par rapport à l’islam avait été un cri extrêmement fort et clair. Là, on n’ose pas nommer les problèmes à la source, à savoir l’immigration, parce que les hommes n’arrivent pas vierges de toute culture et de toute histoire.

Lire aussi : Séparatisme et atomisation républicaine

Ce projet a été durci dans la mesure de ce que nous pouvions faire passer. On ne peut déposer des amendements qui ne sont pas en rapport avec le texte, ce qui limite la possibilité des parlementaires d’élargir le texte initial. Certains amendements que nous portions pour durcir n’ont pas pu être rattachés au texte. [...]

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