5 – Le Cinquième Élément (1997)
Bon ok, on est un peu chauvin me direz-vous. Oui et alors ? Et puis Bruce version blonde platine et marcel orange fluo ça vaut le détour. En plus, Besson ne se prend pas au sérieux, ça change de son Léon aussi dégueulasse qu’une tapin croûtée, et trouve trente idées par plan. On y croise Gary Oldman et Ian Holm, on retrouve la patte de Jean Giraud et Jean-Claude Mézières, les costumes sont signés Jean-Paul Gaultier et Bruce s’amuse comme un enfant (et nous avec).
4 – Armageddon (1998)
Ah les petits plaisirs coupables des dimanches pluvieux au lendemain d’une cuite à la tequila bas de gamme. Armageddon arrive sur le podium juste à côté d’une rediff de Burger Quizz et d’une compil de Michel Sardou. Franchement, le voir chasser cette tronche de cul de Ben Affleck au fusil à pompe parce ce sagouin se tape sa fille (la merveille Liv Tyler) sur une plateforme pétrolière ou jouer au golf en visant des militants de Greenpeace se révèlent assez jouissif. Et puis Bruce qui sauve le monde, c’est autre chose que ce gifleur de Will Smith.
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3 – Sixième Sens (1999)
Et dire qu’il est arrivé là par hasard. Le grand Bruce ajoute à sa casquette de comédien celle de producteur pour tourner Broadway Brawler, une histoire de hockeyeur qui prend sa retraite, sous la houlette de Disney. Bref un truc qui sent le moisi. Heureusement, tout part en sucette, Bruce vire tout le monde et la firme aux grandes oreilles le menace d’un procès. En gentlemen, les deux partis trouvent un arrangement : trois films pour un salaire réduit, parmi lesquels Sixième Sens. Pour les chanceux qui ne l’ont pas encore vu, Bruce est un psy qui doit s’occuper d’un nouveau patient, Cole, un lardon de huit ans qui voit des morts jusque dans les chiottes. Comme Sixième Sens offre l’un des plus grands twists du cinéma, on n’en dira pas plus, mais Willis est grandiose.
2 – Die Hard (1998)
Quand on parle de rôle qui vous colle à la peau, évidemment on pense à Roger Moore et James Bond, Chaplin et Charlot, Sylvia Kristel et Emmanuelle, et of course à Bruce Willis et John McLane. Quand Die Hard (ou Piège de cristal) débarque sur nos écrans en 1988, Bruce n’est personne. Quelques rôles dans des séries, un premier rôle chez un Blake Edwards en bout de course (Boire et déboires) et c’est tout. La testostérone a pour trogne Schwarzy et Stallone, corps de culturiste et le cerveau qui va avec ; ça tarte, trucide, découpe de la viande comme un boucher de Rungis mais ça lasse vite. Bruce ne mégote pas sur les trempes, mais râle et use autant du sarcasme que du muscle. Le héros ricain s’offre un nouveau visage, avare en cheveux mais bien plus drôle et fragile, bref un humain.
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1 – Looper (2012)
C’est dans ce thriller d’anticipation sorti en 2012 que Bruce Willis trouve son plus grand rôle. Dans un futur proche, la Mafia a mis au point un système infaillible pour faire disparaître tous les témoins gênants. Elle expédie ses victimes dans le passé, à notre époque, où des tueurs d’un genre nouveau (les « Loopers ») les éliminent. Un jour, l’un d’entre eux, Joe, découvre que la victime qu’il doit exécuter n’est autre que… lui-même, avec 20 ans de plus. La machine si bien huilée déraille… Intelligent, brillant et innovant, Looper surprend autant qu’il émeut, et Bruce y est pour beaucoup.





