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Sélectron : Un pape ne devrait pas dire ça

Vous êtes exaspéré par les déclarations répétitives du pape en matière de politique ? Vous êtes exténué par l’angélisme du souverain pontife avec l’islam ? Alors ce sélectron des phrases les plus désarçonnantes du Pape François est fait pour vous.

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1. « Je n’aime pas parler de violence islamique, car tous les jours, dans le journal, je vois des violences : ici, en Italie, l’un qui tue sa fiancée, l’autre son associé, et ce sont des catholiques baptisés ! Ce sont des violents catholiques. […] Si je parle de violence islamique, je dois parler de violence catholique. Dans presque toutes les religions, il y a seulement un petit groupe fondamentaliste ».

Assurément la pire de toutes ses déclarations. À son retour des JMJ de Pologne en 2016, quelques mois seulement après les attentats du Bataclan, le Souverain pontife avait osé relativiser la violence des islamistes en comparant les attentats aux violences conjugales, qui de fait peuvent concerner des catholiques. Il oubliait juste que les coups de fer à repasser d’un catholique un peu irritable n’étaient pas exécutés d’après la doctrine catholique, contrairement aux attentats perpétrés au nom du Coran. Un insupportable relativisme qui rappelle celui des quelques grands penseurs de forums internet ou des théoriciens décoloniaux, plus aptes à condamner la violence symbolique de la Manif pour tous que celle de l’islamisme. Les victimes d’attentats ont dû apprécier cette papale précaution : pas d’amalgame !

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2. « Une personne qui veut construire des murs et non des ponts n’est pas chrétienne. Ce n’est pas dans l’Évangile. Voter, ne pas voter, je ne m’immisce pas. Mais je dis seulement : ce n’est pas chrétien ».

Avec cette déclaration au sujet de Donald Trump, le pape s’était ouvertement immiscé dans la politique américaine durant les Primaires républicaines de 2016, provoquant de vives réactions de la part de l’ensemble des candidats. Comme si la politique migratoire de Trump était le seul trait de sa personnalité qui lui dénierait la qualité d’être chrétien. Pardonnez-le du reste, en bon berger, de vouloir protéger le troupeau dont il a la charge. Décidément, le pape est bien maladroit dès qu’il met pieds dans le plat de la cité terrestre.

3. « Si M. Gasbarri, qui est un grand ami, dit un gros mot sur ma mère, il doit s’attendre à recevoir un coup de poing ! On ne peut pas provoquer, on ne peut pas insulter la foi des autres, on ne peut pas se moquer de la foi ! »

Une double perle du Souverain pontife puisqu’il justifiait tout à la fois sa propre violence et celle des islamistes. Alors qu’il est en avion entre le Sri Lanka et les Philippines, le 15 avril 2015, le Pape relativise la liberté d’expression expliquant peu de temps après les attentats de Charlie Hebdo « qu’on ne peut pas provoquer ou insulter la foi des autres ». Les djihadistes avaient sûrement eu raison de défendre aussi virilement leur foi, comme le Pape argentin défendrait sa matrone.

Les djihadistes avaient sûrement eu raison de défendre aussi virilement leur foi, comme le Pape argentin défendrait sa matrone

4. « Un ami m’a dit : ‘En France, si on continue comme ça, on aura Marine Le Pen présidente’. Je ne veux pas être désagréable ou dire à votre pays ce qu’il doit faire. Mais c’est inquiétant. […] Je suis inquiet de la montée des populismes ».

C’est la dernière en date des petites phrases politiques du pape François. Rapportée par L’Obs le lundi 15 mars, le Pape y fait de nouveau montre d’un insupportable angélisme. Commentant la politique française, il s’inquiète d’une potentielle victoire de Marine Le Pen qui, comme chacun sait, est un danger pour tous les chrétiens. À force de « s’inquiéter » des populistes, le Pape finit par ressembler à ces grandes personnalités du spectacle qui, pour se donner une belle conscience, critique à longueur de temps une extrême droite qui n’existe plus que dans leurs fantasmes. Facile de se permettre ces commentaires depuis la cité vaticane, loin des quartiers islamisés de notre tendre République.

5. « Le souverainisme est une attitude d’isolement, de fermeture qui mène à la guerre. (…) Je suis préoccupé parce qu’on entend des discours qui ressemblent à ceux d’Hitler en 1934. ‘Nous d’abord. Nous… Nous…’ Ce sont des pensées qui font peur. […] Le souverainisme est une exagération qui finit toujours mal ; elle mène à la guerre. Le populisme, c’est le même discours ».

La déclaration au sujet de Marine Le Pen était finalement peu de chose comparée aux commentaires du Pape sur Matteo Salvini. Dans un entretien donné à la Stampa le 9 aout 2019, François s’était ému de ce que le souverainisme lui rappelait les heures les plus sombres de l’Histoire. Reductio ad hitlerum et point Godwin, un classique. Comparant en deux phrases le populisme au nazisme, il réussissait à faire plus fort que Mitterrand et son célèbre « le nationalisme, c’est la guerre ». Papa Francesco, icône de la bien pensance ? Mélenchon ne cesse en tout cas de l’applaudir.

6. « Les populismes nous mènent aux souverainismes : ce suffixe en ‘isme’ ne fait jamais du bien ».

Une citation tirée du même entretien, mais dont la rigueur scientifique valait bien la peine d’être séparée de la précédente – reliée par un pont cependant, rassurez-vous. Les « -ismes » renverraient donc automatiquement à de mauvaises choses. Quid du christianisme, du catholicisme ? Quant au patriotisme, Léon XIII disait que « l’amour surnaturel de l’Église et l’amour naturel de la patrie procèdent du même et éternel principe ». À n’en pas douter, la déclaration du Pape est à la hauteur philosophique des futilités d’Emmanuel Macron. Assez pour faire barrage à la haine en 2022 ?

Facile de se permettre ces commentaires depuis la cité vaticane, loin des quartiers islamisés de notre tendre République

7. « Nous sommes appelés à dialoguer avec les musulmans afin de construire l’avenir de nos sociétés et de nos villes ; nous sommes appelés à les considérer comme des partenaires pour construire une cohabitation pacifique même quand se produisent des événements bouleversants, œuvre de groupes fanatiques ennemis du dialogue ».

Partant sûrement d’un bon sentiment, à la faculté pontificale de théologie de l’Italie méridionale en 2019, François continuait d’alimenter les bonnes âmes et la nécessité de « dialoguer » avec l’islam. Il est loin le temps du discours de Ratisbonne du pape Benoît XVI qui, commentant la lettre de l’empereur byzantin Manuel II Paléologue, rappelait les dangers de l’islamisme : « Montre-moi donc ce que Mahomet a apporté de nouveau, et tu y trouveras seulement des choses mauvaises et inhumaines, comme son mandat de diffuser par l’épée la foi qu’il prêchait ». Le vivre ensemble, dites-vous ?

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