Aux lendemains d’une opération clandestine qui a décimé son unité, le soldat Christian Lafayette est de retour en France. Alors qu’il essaie de reprendre une vie normale, il est bientôt mêlé à un trafic d’opium pour sauver ses deux frères d’armes survivants. Sur le papier le premier film du Français Mathieu Gérault avait de la gueule. Un polar bien nerveux sur fond de trafics de came en Afghanistan et de syndrome post-traumatique avec Niels Schneider et le trop rare Denis Lavant.
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Dès l’ouverture, le jeune cinéaste pose le ton: sensoriel et brut mais surtout pas démonstratif. Sentinelle Sud ne s’embarrasse pas de flash-back, ni d’une écriture trop soulignée, il colle sa caméra sur la tronche de Schneider, enfant de la DASS à qui l’armée a offert sa première famille, un père et des frères, plongée malgré lui dans une guerre fratricide. Malheureusement, l’intrigue souffre des faiblesses scénaristiques et peine à maintenir son équilibre ambitieux.
Sentinelle sud (1h36), de Mathieu Gerault, avec Niels Schneider, Sofian Khammes, Denis Lavant, en salles le 27 avril





