L’État n’a pas fini de s’intéresser aux culotes de ces dames. Après avoir règlementé le diamètre des cuvettes de toilettes et le taux de remplissage des salons de coiffure, il était urgent, dans le pays le plus endetté et le plus taxé de l’OCDE, de dépenser plein d’argent gratuit pour s’occuper de l’hygiène féminine.
Il semble tout de même que plus d’un million de jeunes filles n’aient pas accès à des protections tous les mois
Dès la rentrée scolaire, l’ensemble des lycées d’Île-de-France, soit 456 établissements, seront équipés de distributeurs de protections menstruelles gratuites. Coût : 1 million d’euros à l’installation. Marlène Schiappa insiste : « Cela constitue un premier pas vers l’égalité ». Il semble tout de même que plus d’un million de jeunes filles n’aient pas accès à des protections tous les mois, et que 130 000 d’entre elles rateraient régulièrement les cours pendant leurs règles. À tel point que Frédérique Vidal embraye : elle renchérit avec la mise en place de protections gratuites pour les étudiantes. Les distributeurs seront déployés sur l’ensemble des campus et des CROUS à la rentrée prochaine.
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Cet ensemble de mesures dont on chiffre encore mal le budget viendrait du constat suivant : une femme dépenserait en moyenne entre 15 et 20 euros par mois pour ses règles. On reste cependant un peu sceptique : certaines enseignes de grande distribution proposent des prix sous les deux euros. Alors, mesure cosmétique comme l’avancent certains défenseurs des congés menstruels ? Ou réelle avancée sociale face à la détresse de certaines populations où les règles sont encore un tabou ? En tout cas, on prend les paris sur l’état des distributeurs après quelques mois laissés dans la faune des facultés françaises en déréliction …





