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« Subway shirt » : le voile des mécréantes ?

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Publié le

16 juin 2023

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Le « subway shirt », c’est la solution trouvée par les femmes pour éviter de se faire agresser dans le métro. Mais que devons-nous en penser ? Éclairage avec Alice Cordier, présidente du collectif Némésis.
SwShirt

Avec la submersion migratoire et l’explosion de l’insécurité, les femmes doivent prendre des mesures drastiques pour ne pas se faire agresser dans le métro. Une solution révolutionnaire a été trouvée : le « subway shirt ». Cette technique a été partagée sur le réseau social TikTok par des femmes partageant leur calvaire dans de courtes vidéos.

Une insécurité grandissante

Au cours des dernières années, l’insécurité en France a explosé, notamment dans les transports en commun où se concentrent harcèlements, agressions sexuelles et vols. Ces agressions n’ont pas fait qu’augmenter en nombre, elles ont aussi changé de nature. Désormais, il y a une recrudescence d’attaques dites gratuites, c’est-à-dire d’agressions sans motifs précis. « En tant que femme, on y est confrontée tous les jours » nous confie Alice Cordier. Il existe une large panoplie d’agressions sexuelles : harcèlement, exhibitionnisme, attouchement en tout genre (main aux fesses, pelotage, frottements). « Il est courant que des hommes se frottent aux femmes, et ils vont parfois jusqu’à éjaculer sur elles ». Et dans le pire des cas, c’est le viol.

Se grimer de la sorte ressemble à s’y méprendre au principe des vêtements islamiques : se cacher pour ne pas générer de désir

Outre l’augmentation du nombre d’agressions, les filles sont agressées de plus en plus jeunes, parfois dès l’âge de 12 ou 13 ans. Aujourd’hui, 80% des femmes disent avoir déjà été agressées dans les transports. Dans ces conditions, c’est évidemment le sentiment de peur qui prend le dessus. « Les femmes qui se sont déjà faites agressées vivent avec la peur que ça puisse recommencer » déplore Alice Cordier.

Les étrangers surreprésentés

Les statistiques sont claires, la majorité des agressions est perpétrée par des individus appartenant en très grande majorité à la même catégorie de population : les jeunes hommes issus de l’immigration. « C’est vrai qu’on retrouve des profils assez similaires qui harcèlent les femmes dans les transports » remarque Alice Cordier. Elle rappelle les chiffres publiés par le ministère de l’Intérieur en 2022 : « 63% des agressions sexuelles dans les transports sont le fait d’étrangers. » Aussi, 93% des vols dans les transports en commun en Île-de-France sont commis par des étrangers.

« Le harcèlement s’explique surtout par un choc culturel entre les femmes occidentales et de l’autre côté une espèce de rigorisme patriarcale musulman » nous explique Alice Cordier. « Au sein des cultures maghrébines ou d’Afrique subsaharienne, l’islam a fondé un rapport homme-femme déséquilibré qui mène, aujourd’hui, à ce genre de comportement ». En effet, la femme y est inférieure à l’homme et n’a aucune autonomie. Dans la rue, elle doit sortir voilée pour ne pas engendrer de désir chez l’homme. Toute femme légèrement vêtue est assimilée à une prostituée.

Lire aussi : La présidente du Collectif Némésis agressée dans le métro

Le « subway shirt »

Une solution a donc été trouvée : le « subway shirt » ou « chemise de métro » en bon français, nom donné à ce vêtement supplémentaire que mettent les jeunes femmes spécialement pour le métro. Son but principal est de cacher une tenue estivale mettant en valeur leur corps aux yeux des potentiels agresseurs. En dissimulant leur corps, elles susciteraient moins d’intérêt et seraient donc moins sujettes aux agressions. Se grimer de la sorte ressemble à s’y méprendre au principe des vêtements islamiques : se cacher pour ne pas générer de désir.

Si le phénomène n’est devenu viral que très récemment sur TikTok, la pratique du « subway shirt » n’est pas récente. Elle est apparue dans le métro new-yorkais il y a quelques années déjà, pour les mêmes raisons qu’en France. À croire que le soft power américain ne connaît aucune limite, y compris dans la lutte contre l’insécurité.

Mais le « subway shirt » n’est pas, et ne doit pas, être la solution pour ne pas se faire agresser. Pour Alice Cordier, « ça ne peut être qu’une solution sur le court terme, rien de plus ». D’ailleurs, « la réalité montre que les agressions se font sur l’ensemble des femmes quelle que soit leur manière de s’habiller ». Surtout, ce n’est pas aux femmes de changer de comportement face à des ordures qu’il faudrait enfin sévèrement punir. Et si possible, empêcher de venir.

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