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Syndicats d’extrême gauche, élèves tyranniques : la fin de l’école publique

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Publié le

9 juillet 2021

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L’essayiste et professeur d’histoire-géographie Fatiha Agag-Boudjahlat n’assurera pas la rentrée de septembre. Visée par une campagne de harcèlement menée par des syndicats d’extrême gauche, elle tire la sonnette d’alarme sur la fin prochaine de l’école publique.
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Qu’il est loin le temps des terribles hussards noirs de la République qui faisaient trembler les enfants engoncés dans leurs culottes de velours. Nul besoin de remonter aussi loin dans le temps pour avoir quelques relents nostalgiques, l’évocation des vieux profs communistes à colliers de barbe suffisant à nous renvoyer l’image sépia d’un passé où la France s’enorgueillissait encore de bénéficier d’une éducation nationale digne de ce nom. En sus de leur nullité professionnelle – ils ne sont pas seuls responsables, loin de là –, les jeunes professeurs semblent désormais gagnés aux idées les plus imbéciles et agir en meutes contre les mauvais sujets réfractaires à leurs délires.

Essayiste toulousaine et professeur d’histoire-géographie, Fatiha Agag-Boudjahlat est en guerre ouverte avec une fraction de ses collègues qui n’ont semble-t-il pas retenu la leçon de l’affaire Samuel Paty. Elle a ainsi renoncé à se présenter à la rentrée scolaire de septembre 2021, mise en « congé formation » après qu’un « climat de terreur » se soit abattu au sein de son établissement. Sur les réseaux sociaux, l’auteur de Le grand détournement ; Féminisme, tolérance, racisme, culture dénonce une campagne de harcèlement ciblé, politiquement motivée et orchestrée par un « commissaire politique syndicaliste déchargé mais faisant des heures sup », ayant commencée après la publication d’une lettre ouverte l’ayant mise en danger.

Lire aussi : Samuel Paty : faillite à tous les étages

« Merci la FI. Merci la CGT éducation. Restez entre vous. Moi je considère que je sers l’État et que je suis payée pour faire progresser mes élèves. Pas pour réaliser le grand soir. […] Les parents découragés fuient le public. Nous n’avons même plus ceux de la classe moyenne. Cela arrange les affaires des hauts fonctionnaires inamovibles qui appliquent les exigences de l’OCDE. L’école est un marché. Un business. Et l’école publique ne doit s’occuper que des élèves les plus difficiles, pardon les plus en difficulté. Cela coûtera moins cher. L’État paie les profs du privé. Les collectivités territoriales entretiennent les bâtiments, les subventions pleuvent. Et ce que les parents paient : c’est que du bénef dans l’entre-soi », explique-t-elle dans son long message plein d’une rage bien compréhensible.

Quiconque a été écolier dans le public toulousain saura que les propos de madame Agag-Boudjahlat ne peuvent qu’être vrais. J’ai moi-même traîné mes guêtres dans ce petit marigot sectaire à une autre époque, pas si lointaine, durant laquelle personne ne trouvait rien à redire au fait que les chanteurs de Zebda viennent donner des conférences dans les MJC ou que les professeurs soient des propagandistes assumés du socialo-communisme, du catéchisme diversitaire d’alors et de la haine d’une « droite » dont on peinait enfant à comprendre ce qu’elle pouvait être. Merci à eux, leurs discours ringards m’ont plongé très tôt dans l’anticonformisme punk et radical ; les carnets de Dantec, Zemmour, Venner, etc. Tout se mélangeait allègrement dans mon esprit, mais tout faisait ventre pour les emmerder… Et pour me cultiver.

Comme l’avait indiqué Pierre Brochand, la France compte « 10 millions d’immigrés, dont les deux tiers ne s’assimileront jamais »

L’égalitarisme forcené, horizon ultime de ces gens imbibés de marxisme vulgarisé, a d’ailleurs produit ses fruits les plus mûrs en 2021 avec 98,4 % de réussite au baccalauréat en 2019. On peine à imaginer le mal que la caste des professeurs syndiqués a fait à ce pays qui est le nôtre – de moins en moins -. Ils ont été durant plusieurs décennies les bons petits soldats de la vulgate socialiste, les idiots utiles de la globalisation. De fait, ils le sont plus que jamais comme l’a démontré la dernière étude de la fondation Jean Jaurès, témoignant d’un fossé générationnel au sein du corps enseignant sur la question des tenues religieuses des usagers des services publics en général. 56 % des jeunes professeurs soutiennent la possibilité pour les parents accompagnant bénévolement des sorties scolaires d’arborer des signes religieux ostensibles, contre 34 % de leurs collègues âgés de plus de trente ans. Dans un même ordre d’idées, les professeurs de moins de trente ans se disent majoritairement favorables au port du burkini (51 %) et aux horaires réservés aux femmes dans les piscines (59 %).

Parmi ces nouveaux professeurs, le poids démographique des enfants de l’immigration ne doit pas être négligeable, mais ce n’est pas l’unique clé explicative. Ces jeunes profs, héritiers gauchistes de leurs aînés, sont aussi influencés par les tendances de leur temps. Ils sont gauchistes, certes, mais d’une autre obédience que le PS sous influence Grand Orient, le trotskysme, ou le PCF stalinien de papy. Surtout, étant issus de l’immigration ou l’ayant voisinée depuis la plus tendre enfance, ces jeunes enseignants ont bien compris qu’il était inutile de s’opposer à un tsunami démographique et culturel par l’opposition frontale à ses signes extérieurs. Comme l’avait indiqué Pierre Brochand, la France compte « 10 millions d’immigrés, dont les deux tiers ne s’assimileront jamais ».

Lire aussi : L’école des ânes

À quoi bon, alors, leur demander de respecter les règles les plus élémentaires ? L’État français arrive comme toujours après la bataille. Paul de Villelume avait écrit Journal d’une défaite Août 1939 – Juin 1940. On souhaite d’avance bon courage à qui voudra écrire le journal de la défaite contemporaine : elle s’étale sur 50 ans et concerne tous les domaines de la vie.

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