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Syndicats d’extrême gauche, élèves tyranniques : la fin de l’école publique

L'essayiste et professeur d’histoire-géographie Fatiha Agag-Boudjahlat n'assurera pas la rentrée de septembre. Visée par une campagne de harcèlement menée par des syndicats d'extrême gauche, elle tire la sonnette d'alarme sur la fin prochaine de l'école publique.

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© DR

Qu’il est loin le temps des terribles hussards noirs de la République qui faisaient trembler les enfants engoncés dans leurs culottes de velours. Nul besoin de remonter aussi loin dans le temps pour avoir quelques relents nostalgiques, l’évocation des vieux profs communistes à colliers de barbe suffisant à nous renvoyer l’image sépia d’un passé où la France s’enorgueillissait encore de bénéficier d’une éducation nationale digne de ce nom. En sus de leur nullité professionnelle – ils ne sont pas seuls responsables, loin de là –, les jeunes professeurs semblent désormais gagnés aux idées les plus imbéciles et agir en meutes contre les mauvais sujets réfractaires à leurs délires.

Essayiste toulousaine et professeur d’histoire-géographie, Fatiha Agag-Boudjahlat est en guerre ouverte avec une fraction de ses collègues qui n’ont semble-t-il pas retenu la leçon de l’affaire Samuel Paty. Elle a ainsi renoncé à se présenter à la rentrée scolaire de septembre 2021, mise en « congé formation » après qu’un « climat de terreur » se soit abattu au sein de son établissement. Sur les réseaux sociaux, l’auteur de Le grand détournement ; Féminisme, tolérance, racisme, culture dénonce une campagne de harcèlement ciblé, politiquement motivée et orchestrée par un « commissaire politique syndicaliste déchargé mais faisant des heures sup », ayant commencée après la publication d’une lettre ouverte l’ayant mise en danger.

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« Merci la FI. Merci la CGT éducation. Restez entre vous. Moi je considère que je sers l’État et que je suis payée pour faire progresser mes élèves. Pas pour réaliser le grand soir. […] Les parents découragés fuient le public. Nous n’avons même plus ceux de la classe moyenne. Cela arrange les affaires des hauts fonctionnaires inamovibles qui appliquent les exigences de l’OCDE. L’école est un marché. Un business. Et l’école publique ne doit s’occuper que des élèves les plus difficiles, pardon les plus en difficulté. Cela coûtera moins cher. L’État paie les profs du privé. Les collectivités territoriales entretiennent les bâtiments, les subventions pleuvent. Et ce que les parents paient : c’est que du bénef dans l’entre-soi », explique-t-elle dans son long message plein d’une rage bien compréhensible. [...]

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