Skip to content

Terminus pour…Pablo Pillaud-Vivien

Par

Publié le

19 janvier 2024

Partage

Pablo Pillaud-Vivien, rédacteur en chef de la revue «Regards», a pris son essor dans les beaux quartiers parisiens dans lesquels il s’est senti investi d’une sainte mission : déconstruire notre société patriarcale, et combattre à mains nues la bête immonde. Ce qui revient à peu près au même.
© DR

Pablo Pillaud-Vivien ne vous aime pas. C’est écrit dans son nom, c’est marqué sur sa gueule. Cette espèce rare de légumineuse à ambition journalistique a pris vraisemblablement son essor dans les beaux quartiers parisiens – il serait même issu d’une vieille famille noble, murmure-t-on.

Lire aussi : Les jeunes sont cons

On peut l’attester à sa belle gueule, dont il est très fer puisqu’il l’expose sous toutes les coutures sur sa page Instagram. Cette petite passionaria à mâchoire de parpaing a probablement la certitude de ressembler à Antonin Artaud, las : il est plus proche du mannequin Celio. Pablo Belle-Gueule, donc, ne se contente pas de poser en nuisette sur ses réseaux sociaux, histoire d’affirmer ses inclinaisons avec subtilité. Il se veut journaliste. Il est même rédacteur en chef d’une revue, le bougre. Même que ça s’appelle Regards. Il s’agit d’une antique publication du PCF qui, de dépôt de bilan en dépôt de bilan, a eu la gloire de passer, entre autres, entre les mains de Clémentine Autain… Voilà pour la street cred : un magazine ressuscité clé en main, une double carrière de danseur et de politologue en herbe: PPV est un parfait petit consommé de son époque, prêt à rentrer dans le grand bain… Voire dans cette marmite de médiocrité que sont devenues les chaînes d’information en continu et qui n’a de cesse de produire, dans un bouillonnement fétide de pantins encravatés et de consultants en goguenots, quelques nouveaux spécimens d’épuceurs particulièrement hargneux… mais qui ont le mérite, lorsqu’ils émergent en babillant leurs sornettes le temps d’un talk-show, de nous maintenir en éveil par leur sottise qui tutoie le vide quantique. Cosmétiquement parfait, taillé dans la lumière des projos, Pablo sera donc le domestique idéal de la pensée unique. Bien déterminé à n’être pas cantonné aux mondanités, aux soupes de champagne de la High Society, il se sent investi d’une sainte mission : déconstruire notre société patriarcale, et combattre à mains nues la bête immonde. Ce qui revient à peu près au même.

Cosmétiquement parfait, taillé dans la lumière des projos, Pablo sera donc le domestique idéal de la pensée unique

Alors il n’y va pas de main morte, Pablo. On l’exhibe fréquemment, comme une sorte de bouffon luxueux, sur le plateau de BFM, où il ne se gêne pas pour aligner des punchlines à l’imbécilité soigneusement calculée, tout en frétillant du menton comme un Bogdanov de pacotille. Parmi ses faits d’armes les plus affligeants, celui d’avoir comparé le drame de Crépol à La Guerre des Boutons. Vous ne rêvez pas : « Je peux vous dire que quand vous lisez ce qui est écrit dans La Guerre des Boutons… et ben, ça relativise la violence d’aujourd’hui, je veux dire. » Ah, Pablo. Rien que pour cette référence audacieuse, tu nous as mis des étoiles dans les yeux. Pablo, Pablo, seigneur des Dhimmis, toujours plus prompt à défendre la voix des faibles et des opprimés – à condition qu’ils soient racisés et qu’ils ne sentent pas le saucisson. Toi qui t’affiches fièrement déguisé en travesti sur les réseaux, bien protégé par le petit gotha du Paris Boum-Boum, on aimerait voir combien de temps tu tiendrais, habillé de la sorte, dans un de ces quartiers privilégiés où de sympathiques mahométans, héritiers probablement de nos Petits Gibus et de nos Lebracs, s’invitent joyeusement dans nos soirées dansantes à coups de Wallah joliment modulés.

Lire aussi : La jeunesse en première ligne contre le projet de loi bioéthique

Qui sait, peut-être te réserveraient-ils une place de choix pour évoquer avec toi les joies de l’adolescence décomplexée, de la vie au grand air et de la franche camaraderie, celle qui se témoigne à coups de surin, peut-être, mais dans une saine ambiance de partage ?

EN KIOSQUE

Soutenez l’incorrect

faites un don et défiscalisez !

En passant par notre partenaire

Credofunding, vous pouvez obtenir une

réduction d’impôts de 66% du montant de

votre don.

Retrouvez l’incorrect sur les réseaux sociaux

Les autres articles recommandés pour vous​

Restez informé, inscrivez-vous à notre Newsletter

Pin It on Pinterest