The Father ou la tarte à la crème du film oscarisé. Un réalisateur venu du théâtre, un casting trois étoiles, un acteur qui se « met en danger » en incarnant un vieillard amnésique, un sujet grave qui touche à peu près tout le monde (la lente détérioration d’un père et d’une cellule familiale). Anthony Hopkins y incarne donc le père, un vieil homme qui perd les pédales et se heurte à l’incompréhension de ses proches, pour se murer peu à peu dans un labyrinthe d’illusions et de faux-semblants.
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Florian Zeller, français bombardé meilleur dramaturge du moment par la critique dominante, ne fait malheureusement pas de cinéma : il enregistre des acteurs qui parlent, ce qui n’est pas la même chose. Pas une idée de mise en scène dans ce long téléfilm qui semble conçu pour plaire aux quinquas, couleurs passées et rythme léthargique à l’appui. Ce qui se voulait probablement comme un « film mental » ressemble in fine à du sous-Pinter, à un drame domestique sans charme ni aspérité. Pour le cinéma, on repassera.
The Father de Florian Zeller, avec Anthony Hopkins et Imogen Poots, en salle le 26 mai (1h37)





