La dyschronométrie est une affection rare qui altère l’appréhension du temps. Ici, elle touche une jeune femme déclassée qui vit de petits boulots dans une ville de New York épuisée et jaunâtre. Elle sera témoin d’un meurtre, mais a-t-il vraiment eu lieu, puisque le temps pour elle n’est qu’une affaire de sensation ? Gazer rend hommage à tous ces films d’enquête métaphysique où l’abîme vous contemple à force que vous la sondiez.
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Malheureusement, le sujet n’est pas vraiment traité par le réalisateur, qui filme cette pathologie comme un énième trouble dissociatif à la Taxi Driver. L’actrice Ariella Mastroianni apporte une fragilité singulière avec sa silhouette efflanquée et sa coupe garçonne, et contribue grandement à l’ambiance crépusculaire du film. Las, le réalisateur a bien du mal à se dépêtrer de son histoire et livre une copie souvent brouillonne ménageant quand même des moments plaisants et particulièrement âpres. Ce premier film est bancal mais donne envie de voir la suite.
THE GAZER (1 h 56), de Ryan J. Sloan, avec Ariella Mastroianni, Jack Alberts, Renee Gagner, en salles le 23 avril.





