Sans doute encouragés par le succès public et critique de Drive My Car, les distributeurs exploitent le filon du « drame de mœurs japonais » avec The Housewife (titre « français » ridicule puisque le film s’appelle Shape of Red à l’international). La réalisatrice Yukiko Mishima (aucun lien avec l’écrivain) s’empare avec ferveur d’un sujet éculé mais toujours d’actualité dans un pays encore foncièrement machiste : la condition de la femme.
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Toko est une mère de famille écrasée par son mari et ses obligations. En retrouvant par hasard un amour de jeunesse, elle décide de reprendre pour lui son métier d’architecte d’intérieur. Si la réalisatrice construit parfois un beau suspense dramatique autour du dilemme moral, elle ne nous épargne pas certaines postures de mise en scène et pas mal de lenteurs qui traduisent une écriture un peu forcée, jusqu’à un finale qu’on jugera moralement assez répugnant, à moins peut-être qu’on ne soit une quadra japonaise en manque de romantisme – ce qui n’est pas notre cas. Sur un sujet quasi similaire, préférez le baroque et terminal Guilty of Romance de Sono Sion.
The Housewife (2h03) de Yukiko Mishima, avec Kaho, Satoshi Tsumabuki, Tasuku Emoto, Shotaro Mamiya, en salles le 9 mars





