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Belfast : grotesque

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Publié le

7 mars 2022

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Se prenant pour un grand cinéaste depuis qu’il a eu un oscar, Kenneth Branagh réalise avec Belfast un film somptueusement mauvais.
Vitrapide

Il a suffit du film oscarisé d’Alfonso Cuarón, Roma, pour que l’autobiographie de prestige devienne le nec plus ultra de la pompe filmique. Après Sorrentino et sa Main de Dieu, voici le Belfast de Kenneth Branagh, Belfast où le réalisateur passa son enfance pauvre avant l’émigration où le père entraîna la famille pour fuir les violences. Cette chronique mineure est propulsée par la musique emphatique de Van Morrison et le style affreux de l’ancien théâtreux.

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Le montage, période cubiste de Picasso, enchaîne les faux raccords sur travelling pour donner l’impression que chaque combat de rue serait Austerlitz + Marignan (c’est plutôt un Waterloo filmique). À la marge, les grands-parents sont bien rendus par Ciarán Hinds et Judi Dench qui font passer un peu d’humour irlandais, comme dans cette belle scène où le premier explique le mystère féminin à Branagh enfant sous les ricanements de sa femme avant de conclure : « Ta grand-mère est devenue moins mystérieuse avec l’âge ».


Belfast (1h39MIN), de Kenneth Branagh, avec Caitriona Balfe, Jamie Dornan, Jude Hill, en salles le 2 mars

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