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« The Mastermind » : le casse-bonbon du siècle

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Publié le

4 février 2026

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« Les acteurs sont filmés comme des porte-manteaux, notamment la pauvre Alana Haim dans un rôle de bobonne qui serait dénoncé si la réalisatrice était un homme. » Critique du film « The Mastermind » de Kelly Reichardt.
© The Mastermind

En pleine guerre du Vietnam, un fils de famille artiste raté organise un hold-up au musée de sa ville. Dans un monde idéal, l’invraisemblable crédit dont jouit Kelly Reichardt fondrait comme neige au soleil après une purge aussi atone où les scènes en temps réel butent sur leur ineptie. Le réalisateur tente de compenser l’absence de rythme et la vacuité de son film par une insupportable musique jazzy.

Lire aussi : Éditorial culture de Romaric Sangars : Nourritures modernes

Les acteurs sont filmés comme des porte-manteaux, notamment la pauvre Alana Haim dans un rôle de bobonne qui serait dénoncé si la réalisatrice était un homme. Il faut attendre la dernière scène pour réaliser que The Mastermind est une critique du personnage principal, salaud égoïste qui, à l’instar du Monsieur Klein de Joseph Losey, prend soudain la place d’une victime avec laquelle il est confondu. À fuir de toute urgence.


THE MASTERMIND (1h50), de Kelly Reichardt, avec Josh O’Connor, Alana Haim, John Magaro, en salles le 4 février.

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