Certains de vos militants ont été agressés sur le campus de Grenoble. Que s’est-il passé ?
Aujourd’hui à midi, nous étions en plein tractage sur le campus, de manière tout à fait normale, pour proposer aux gens de rejoindre l’UNI. À 12 h 30, nous avons vu que Philippe Poutou tenait un meeting au même endroit. Nous avons alors rangé nos tracts et sommes partis écouter ce qu’il s’y disait. Certes, on ne partage pas du tout ses opinions, mais on s’est dit que ça pouvait être sympa, ou juste drôle. Le meeting n’avait pas lieu dans une salle réservée par son équipe, mais directement au milieu du campus. Nous avions donc tout à fait le droit de nous y rendre.
C’est alors que vous avez été pris à partie violemment. Par qui et que vous ont-ils fait ?
C’étaient des militants du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), des jeunes de la Ligue communiste révolutionnaire, et des antifas. À force de collages et de tractages, ils connaissent nos visages, quand bien même nous ne portions aucun signe ostentatoire puisque nous avions rangé nos tracts. Ils nous ont interdit l’accès à la place alors que c’est une place publique. Ils ont donc entravé notre passage, ce qui n’est pas normal. Nous leur avons dit que nous souhaitions passer. Ils nous ont alors exfiltrés très violemment, avec des insultes. Ils ont été particulièrement violents avec une de nos militantes. Elle et moi avons été violemment poussés, et elle a reçu un coup de coude dans la tête, ce qui n’est pas visible sur la vidéo, le tout par des gens qui n’ont pas du tout le même gabarit qu’elle. Comme à chaque fois, il y a eu des menaces : on nous a dit que ce serait pire la prochaine fois.
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Comment savez-vous qu’il y avait des antifas ?
Certains avaient sur leurs vêtements le logo du groupuscule antifa. Et si eux connaissent nos têtes, nous connaissons également les leurs. Nous savons qu’ils font partie de la mouvance. Ils nous ont d’ailleurs déjà menacés à plusieurs reprises.
Que comptez-vous faire désormais ?
Je compte porter plainte demain matin. Nous allons également publier un communiqué dans la soirée, pour interpeller l’Université, afin qu’elle prenne des mesures et que ce genre d’événements ne se reproduise plus.
Ce type d’agressions, est-il récurrent en cette campagne présidentielle ?
À l’UNI, nous recevons régulièrement ce genre de traitements parce que nous prônons l’union des droites. Ils considèrent que nous sommes des extrémistes et que nous n’avons pas le droit de nous exprimer. Régulièrement, ils nous intiment de quitter le campus parce que nous n’aurions rien à y faire. Nous étions déjà menacés, mais jamais un tel degré de violence n’avait été atteint.
Soutien à nos militants grenoblois agressés en marge d’un rassemblement de #Poutou !
— UNI (@droiteuniv) April 8, 2022
La racaille antifa a encore prouvé son amour pour la démocratie et le pluralisme.
Dimanche on vote à droite et on les dégage !
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