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Valérie Boyer : « La France et l’Europe ont lâchement abandonné les Arméniens »

Un accord de cessez-le-feu total dans le Karabakh a été signé entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, sous la houlette de la Russie. Le texte consacre les gains territoriaux obtenus par l’Azerbaïdjan, qui s'est félicité de la "capitulation" arménienne. La député LR Valérie Boyer nous livre son analyse sur ce renoncement français et européen. Entretien.

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© Benjamin de Diesbach pour L'Incorrect

Quels sont les points essentiels du cessez-le-feu ?

Le point essentiel, c’est que les Arméniens perdent cette terre d’Artsakh qui est arménienne depuis toujours. De plus, le territoire de l’Arménie est amputé d’un corridor donné à l’Azerbaïdjan entre le Nakitchevan et l’Artsakh afin de créer  un continuum turc allant de la mer Noire à la mer Caspienne. L’isolement de l’Arménie est donc aggravé par l’amputation de sa frontière avec l’Iran. Les pertes humaines ont été importantes proportionnellement à sa population. L’Artsakh compte 150 000 habitants, et on parle de plusieurs milliers de morts et de nombreux blessés. Pour éviter le pire, les Arméniens ont protégé et rapatrié leurs civils.

Ce qui se passe aujourd’hui au Haut-Karabakh – qui a toujours été arménien historiquement – est tragique : c’est à la fois une épuration ethnique et culturelle, et aussi un désastre écologique puisque les Turcs et les Azéris ont envoyé des bombes au phosphore sur toute une partie du territoire. Leur objectif, c’est de détruire la présence ancestrale arménienne comme ils l’ont déjà fait (monuments, églises, etc). Outre la mémoire du génocide de 1915,  les exemples récents restent vifs : en 2005 à Djoulfa, un grand cimetière de khatchkars (croix en pierre emblématiques de l’art arménien) vieilles de plusieurs siècles a été entièrement détruit par des véhicules lourds. Aujourd’hui, le magnifique monastère de Dadivank dont les parties les plus anciennes datent du IVe siècle est menacé par ce totalitarisme islamique turco-azéri. Va t’il connaître le sort des Bouddhas de Bamyan ou de Palmyre ? Que fera l’UNESCO ? [...]

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