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« Vingt dieux » : le clitoris de la fermière

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Publié le

11 décembre 2024

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« Vingt Dieux ne raconte pas grand-chose, sinon la soumission civilisatrice d’un jeune blaireau aux déesses modernes du féminin. » Notre critique du film « Vingt Dieux » de Louise Courvoisier.
© Vingt Dieux

On discerne pas mal de références élégantes dans l’anodin et effiloché Vingt Dieux, premier film de Louise Courvoisier : comme à l’apprenti-fondeur d’Andreï Roublev de Tarkovski, mais qu’elle aurait plongé dans un conte de Canterbury. Un jeune agriculteur doit redresser l’exploitation familiale après la mort de son père et décide de participer au concours du meilleur Comté. Il fait voler du lait par ses complices à une consœur, géante baudelairienne, dont il lèche le sexe à odeur « de vache » (sic) pour la divertir de la rapine.

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Tout le film peut être lu comme la punition d’une exhibition macho en pré-générique, avec la vengeance fellinienne de l’impuissance (Satyricon) qui correspond évidemment au refus premier du cunnilingus. Les hommes, médiocres, sont arc-boutés sur leur égoïsme, les femmes savent et font (cf. la maîtresse fromagère). Mangeant à tous les râteliers, Vingt Dieux ne raconte pas grand-chose, sinon la soumission civilisatrice d’un jeune blaireau aux déesses modernes du féminin.


VINGT DIEUX (1 h 30), de Louise Courvoisier, avec Clément Faveau, Maïwène Barthélémy, Luna Garret, en salles le 11 décembre.

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