Skip to content

Xavier Bertrand candidat, mais de qui ?

En pleine campagne pour les Régionales, Xavier Bertrand en a profité pour annoncer sa candidature à la prochaine élection présidentielle. Sans être surprenante, cette officialisation risque de faire bouger une droite sans leaders mais aux multiples prétendants, qui tous communiaient dans l'attentisme. Décryptage.

Partage

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email
© Capture d'écran YouTube

« J’estime que c'est mon devoir » annonce-t-il au Point. Quoiqu’on en pense, et s’il s’agit là d’une qualité qu’on était a priori loin de lui prêter, Xavier Bertrand a du panache : le voilà candidat à l’élection présidentielle. « J'ai une conception gaullienne de l'élection présidentielle : c'est la rencontre d'un homme ou d'une femme avec les Français, autour d'une vision et d'un projet ». Certes, la ficelle, en plus d’être grossière, est trop usée. Elle n’en contient pourtant pas moins une part de vérité. À droite, trop de personnalités attendent que l’on vienne les quérir à coup de flatteries, de supplications et de bons sondages. Xavier Bertrand a au moins compris une chose : la politique se chevauche plutôt qu’elle ne vous appelle, et le mythe de l’homme providentiel repose bien plus sur un acte de volonté initial que sur des sollicitations. 1958 n’existe que parce qu’il y a 1940 ; et Emmanuel Macron en a été la dernière illustration. Courageusement, Xavier Bertrand a pris le risque du lancée de dés politique, exemple dont beaucoup pourraient s’inspirer.

Lire aussi : Eric Zemmour : Un candidat par-delà les sondages et les augures

Cette audace s’appuie cependant sur un mensonge, ou tout le moins sur un revirement d’engagement. « Ma primaire, ça sera le scrutin régional des Hauts-de-France » déclarait-il à Corse matin il y a quelques mois : en clair, afin d’outrepasser le filtre des partis, il serait candidat à la présidentielle si le résultat des régionales lui donnait l’aval de ses administrés. Il faut croire que le président de région a depuis changé d’avis. C’est que les récents sondages ont dû le décider à hâter le pas. Une enquête d’opinion IFOP/Marianne le créditait à 14% au premier tour, derrière Marine Le Pen (28%) et Emmanuel Macron (24%), et devant Jean-Luc Mélenchon (LFI, 10 %), Anne Hidalgo (PS, 8 %) et Yannick Jadot (EELV, 6 %). Pas de quoi se qualifier pour le second tour, direz-vous. Et pourtant, c’est là que se trouverait son atout principal : il est celui qui battrait le plus largement Marine Le Pen avec 57% des voix, contre 53% pour Macron et 49% pour Anne Hidalgo. En clair, il risque d’user, après la gaullienne « rencontre d’un homme et d’un peuple », une seconde corde tout aussi usée, le mitterrandien « cordon sanitaire avec l’extrême droite ». « Mon devoir est de battre Marine Le Pen et de tout faire pour rassembler les Français » a-t-il déjà annoncé. Plus que tout autre, Xavier Bertrand sera l’homme du front républicain contre l’ex-front national. République contre nation ? [...]

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Partage

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email
En Kiosque
Rejoignez-nous

Newsletter

Pin It on Pinterest