Joanna Williams : « c’est la fin de l’université ! »

Crédit : Twitter

Selon Joanna Willliams, l’université agonise sous les assauts du néo-féminisme, de l’anti-racisme et autres orthodoxies contemporaines. Le savoir est en danger. Chercheur et professeur à l’Université de Kent où elle a dirigé le Centre d’étude de l’éducation supérieure (Centre for the Study of Higher Education), Joanna Williams a décidé de quitter, à la rentrée prochaine, un milieu universitaire décourageant de conformisme. Responsable des pages éducation du journal en ligne Spiked, elle est aussi l’auteur de trois essais. Notre conversation sur la liberté d’expression à l’université se réfère à son livre Academic freedom in an age of conformity. Qui sont ces néo-bigots qui instaurent un climat de censure à l’université ? Comment souvent, les liberticides se parent des meilleures intentions. Néo-féministes, anti-racistes, tenants du réchauffement climatique, activistes BDS (Boycott-Désinvestissement-Sanctions), convaincus de porter des idées vertueuses donc indiscutables, tous se placent en dehors de tout débat et assignent au silence les opinions divergentes. Ce sont les nouvelles orthodoxies morales. Les frontières entre savoir, croyances et valeurs se brouillent. Or la connaissance résulte du débat et de la critique. Kant ne [...] Suite dans le numéro 11 de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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