[vc_row][vc_column css= ».vc_custom_1574194408541{margin-right: 25px !important;margin-left: 25px !important;} »][vc_column_text]
« Les jeunes mâles n’éjaculent plus que de l’essence ». San-Antonio / « Un homme fréquentable est un homme qui a fréquenté ». Montaigne / « Dans les conseils d’administration quand une femme prend la parole, les hommes sortent leur téléphone ». Christine Lagarde / « Les hommes détourneront la tête, Les femmes souriront » L’Ecclésiaste
On a voulu détacher la virilité du masculin. Elle semblait être le nouveau mal à éradiquer du nihilisme. Toujours privilégier le grand neutre, l’eau tiède. Qu’est ce qui est propre à l’homme aujourd’hui ? L’insécurité identitaire est une porte ouverte à toutes les parodies. Quand retrouverez-vous messieurs le dernier sursaut en vous accrochant à vos attributs ?
Être homme c’est être à la hauteur de ce désir. Bander et durer. (Une bonne publicité pour Durex). Le vrai homme pénètre, c’est ainsi.
Gourmont entendait l’intelligence féminine toujours teintée de sexualité. Être femme c’est ne jamais sortir de la séduction, être à la recherche du désir perpétuel. Être homme c’est être à la hauteur de ce désir. Bander et durer. (Une bonne publicité pour Durex). Le vrai homme pénètre, c’est ainsi. Il ne s’encombre pas de principes. La masculinité est une forme de don là où le féminin doit être révélé – souvent dans un bain de sang (des règles à la perte de virginité). L’homme se suffit, physiologiquement, tout est plus brut, plus primate, plus immédiat. Là où la femme s’encombrera de détours. Et dans le grand malentendu du jeu de l’amour, il n’est pas forcément utile de brouiller les pistes plus encore.
Lire aussi : Connais-toi toi-même
La constance, le code d’honneur, la force, le courage, la puissance sexuelle et un héroïsme guerrier peuvent faire office de qualités un peu clichées pour définir la virilité ; les mâles d’autrefois avaient le loisir d’exprimer leur pouvoir à la guerre par le combat et la nuisance ; mais que faire aujourd’hui dans le démantèlement à l’œuvre et le policé extrême ? À moins de devenir bûcheron dans le Jura…
Aujourd’hui, tout le monde veut être peinard, on s’en branle de conquérir et d’être un surhomme. Le sous-homme laisse la place à la surfemme, c’est pas Alain Soral qui a dit ça ?
Crise de l’autorité, le travail s’accomplit aujourd’hui sans force mais avec des machines. On a voulu du tout consommable et l’homme d’aujourd’hui préférera tranquillement s’acheter une paire de Nike en collab avec Undercover sur Internet, et pourquoi pas s’essayer au maquillage, parce que vous aussi vous avez droit au bonheur. Le masculin est aujourd’hui manipulé par des médias qui enjoignent à la féminisation ainsi qu’à l’extériorisation des émotions (libérez-vous-n’ayez-plus-de-honte-à-pleurer). Aujourd’hui, tout le monde veut être peinard, on s’en branle de conquérir et d’être un surhomme. Le sous-homme laisse la place à la surfemme, c’est pas Alain Soral qui a dit ça ?
On préférera un bon contrôle de soi, surtout ne pas faire jaillir la part animale, la part obscure. Homme et femme – égaux en raison mais non en corps. « La femme est une glaise qui ne se donne qu’à l’homme capable de lui sculpter une forme », Sanhédrin 22. Ils avaient déjà tout dit.
Nous ne serons jamais libres ni égaux. C’est implacable. C’est ainsi. Car « en s’efforçant d’égaler un sexe à l’autre on finit par les dégrader tous les deux, et que de ce mélange grossier des œuvres de la nature, il ne saurait jamais sortir que des hommes faibles et des femmes déshonnêtes », dit Alexis de Tocqueville dans De la démocratie en Amérique.
Naît-on homme ou le devient-on ? L’éternelle querelle de l’universalisme et du différentialisme. Le déterminisme est-il plus fort que la réalité sociale ? La biologie plus que la culture ? Est-ce l’égalité ou la différence qu’il faut faire valoir ? Il s’agit surtout de ne pas toujours tout vouloir remettre en cause, ne pas imposer idiotement son concept de liberté et d’égalité à tout le monde. Nous ne serons jamais libres ni égaux. C’est implacable. C’est ainsi. Car « en s’efforçant d’égaler un sexe à l’autre on finit par les dégrader tous les deux, et que de ce mélange grossier des œuvres de la nature, il ne saurait jamais sortir que des hommes faibles et des femmes déshonnêtes », dit Alexis de Tocqueville dans De la démocratie en Amérique. On s’emmerde un peu dans la confusion des genres. On finit tous par avoir peur. Et on veut tout : le sentiment, le désir, le statut. Résultat, on n’a rien de plus que le goût pour l’impossible. Dans la logique victimaire, tout le monde s’offusque de tout et on a du mal à accepter les idées les plus basiques. Le mâle serait étymologiquement le héros, le fort, le principe actif et la femme celle qui reçoit et qui enfante. La nature simple crée le rapport de force, qui est partout et peut être un jeu. La femme n’a pas à craindre la dimension prétendument inférieure. La nouvelle génération est faible, pleine de petits égos coperniciens, et le sera de plus en plus ? Jean-Pierre Marielle, Jean Rochefort, Jacques Chirac, Jean Yanne, Jean Noiret, Jacques Audiard sont morts – y a-t-il encore un pilote dans l’avion pour nous mettre une claque sur les fesses ?
Lire aussi : Alain Charles & Mos Majorum : Le mâle-être
La sauvagerie est délaissée au profit du care. Le masculin ne se trouve plus que dans la douche froide. La puissance étant forcément tyrannique et dominatrice ; le patriarcat a été remis en cause au XVIIIe, puis on a vécu la violence sourde et hypocrite des libertins. L’envie de scorer, l’égoïsme maximal, dans un monde « sans dieu et sans impératifs ». La virilité se trouve maintenant dans le caricatural d’un calendrier porno-gay des pompiers, des rugbymans, la police, l’ouvrier aux mains sales et usées (il sait faire), le chasseur (un peu moins, mais il porte un Barbour), le politique (qui vous plaque contre un mur et sait prendre des décisions), le sportif (l’esthétique du catch et celle des vestiaires), l’aventurier. Toute une imagerie foire-fouille du simulacre-viril. Le nazisme a été la caricature parfaite de ce virilisme d’autorité avec Arno Breker en tête, l’État islamique continue en mode Moyen-Âge de l’homme, contrecoup aux mœurs adoucies et raffinées d’une société occidentale mixte, après l’humiliation de toutes ces guerres et l’idéologie de 68, l’extension des privilèges des femmes et un occident mettant la minorité sur un piédestal. On a tellement déconstruit nos identités qu’on se dit que Yann Barthès est un dandy. L’éternel surjeu des petits et des impuissants. On a voulu ridiculiser la question des genres, qui était pourtant un acquis des sciences humaines.
Développement des égoïsmes qui conduisent à une homosexualisation de la société. Il n’y a tellement plus d’autres qu’on peut baiser avec tout le monde. La démocratie a tout nivelé, surtout les appétits et les instincts.
L’homme peut-il retrouver sa souveraineté ? La virilité avait ce quelque chose de généalogique, il fallait perpétuer et être loyal quant à son héritage. La réinvention du masculin a été un drame, surtout pour le féminin – qui ne demande que des avantages (salaires, PMA) pour pallier l’extrême solitude. Tellement en errance qu’elle ira finalement vers soi. Développement des égoïsmes qui conduisent à une homosexualisation de la société. Il n’y a tellement plus d’autres qu’on peut baiser avec tout le monde. La démocratie a tout nivelé, surtout les appétits et les instincts. Les âmes s’affaissent sous couvert d’humanité et de tolérance. Rien n’est grave, car Jésus dit, dans l’Évangile gnostique de Thomas, qu’une femme qui se sera faite mâle entrera dans le royaume des cieux.
Stéphanie-Lucie Mathern
[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]





