Si le mois de juillet est évoqué, sous la pression des grands studios qui souhaitent maintenir la sortie de Tenet, le nouveau Nolan du nouveau Mulan de Disney, le Cinéma vit une crise historique. Du jamais vu depuis sa création, même en temps de guerre la pellicule tournait. Netflix est ravi, le confinement lui a rapporté 15 millions d’abonnés supplémentaires.
Certes on ne se tape plus la rombière et son Chanel n° 5 qui débarque avec cinq minutes de retard et qui ne voit pas le problème de faire lever un rang entier pour caler son derrière au milieu, ni l’affreux boutonneux et son paquet de pop-corn qui vous agressent les oreilles. Mais le téléviseur, aussi grand soit-il, ne remplacera jamais une salle obscure et ce n’est pas parce qu’on déteste ce cinéma français qui sous perfusion de nos impôts nous inocule de la social-repentance qu’il faut se tamponner de cette situation.
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Un Sorrentino tous les cinq ans vaut largement les deux daubes d’Omar Sy et le Dumont annuel. Et si les plateformes de streaming ricaines rachètent à prix fort les Scorsese et Coen, c’est bien parce que la concurrence du cinéma les y contraint et qu’elles n’ont pas (encore) les moyens de rapatrier les franchises comme Marvel qui squattent les sommets du box-office. Sans salles, Netflix devient roi et ne filera pas un kopek pour soutenir « l’exception culturelle française ».
Sans salles, Netflix devient roi et ne filera pas un kopek pour soutenir « l’exception culturelle française ».
Une exception qui certes sponsorise aujourd’hui les affreux gauchistes, mais qui a également permis de sortir dans ce marasme quelques bon cru comme Le Chant du Loup, Mon Inconnue, Hors-Normes ou encore Roubaix, une lumière. Entre les Avengers et les resucées de Stars Wars que cette salope de main invisible nous imposerait, « l’exception culturelle française » offre encore l’avantage d’offrir des chances aux audacieux et l’espoir, un jour, de changer les idéologues qui la prennent en otage.





