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Petit pays : notre critique

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Publié le

2 septembre 2020

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Adaptation du roman éponyme, Petit pays, le dernier film d’Eric Barbier, aborde le conflit rwandais à partir du regard d’enfants. Une reconstitution virtuose et bouleversante.
Petit pays

Adaptation du best-seller de Gaël Faye, Petit Pays propose un point de vue inédit sur le génocide rwandais : en se plaçant à hauteur d’enfants – Gabi et sa sœur sont issus de l’union d’une Tutsi et d’un entrepreneur français – la menace progressive du génocide prend presque des allures de conte noir et picaresque. Si le Burundi ne fut pas l’épicentre des violences, il en aspira les ondes de choc : une manière pour Éric Barbier de se distancier d’un pur récit politique et d’en éviter les pièges : Petit Pays frappe par sa justesse de ton et sa manière de privilégier le hors-champ en mêlant menace sourde et réalisme élégiaque.

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Ici le conflit rwandais agit comme un poison lent qui vient peu à peu troubler le quotidien de ces enfants privilégiés et le fragile rêve post-colonial se mue en cauchemar, jusqu’à un épilogue déconcertant. Si le film ne peut s’empêcher parfois un certain didactisme, il n’en reste pas moins une reconstitution virtuose et le portrait bouleversant d’une génération sacrifiée.

Petit pays d’Eric Barbier avec Jean-Paul Rouve, Dayla de Medina et Djibril Vancoppenolle. 1h51. En salle le 2 septembre.

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