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LR en marche vers Emmanuel Macron

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12 octobre 2020

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Qui a dit : « Emmanuel Macron est le meilleur président de droite qu’on ait eu depuis un certain temps » ? Lorsque vous le lirez, les bras vous en tomberont des mains. Avant cela, dégustez les vilenies. Appréciez les trahisons. Et rendez grâce à Macron. Si ! Grâce à lui, la droite française a jeté le masque.
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Ne dites pas à Camille Pascal qu’il a rallié la macronie, il s’en offusquerait. Il est juste parti travailler pour un vieil ami, qui, ayant été nommé Premier ministre, s’est avisé que son talent de plume pourrait lui être utile. Par arrêté publié au Journal officiel du 16 septembre, l’auteur d’Ainsi Dieu choisit la France : la véritable histoire de la fille aînée de l’Église (Presses de la Renaissance, 2016), ouvrage dans lequel il entendait « renouer avec le roman national », et lauréat du Grand Prix du roman de l’Académie française 2018 pour L’Été des quatre rois, s’est donc retrouvé nommé conseiller au cabinet du Premier ministre. Un littéraire pour écrire des discours, quoi de plus naturel ? Sauf que Camille Pascal est aussi un peu, beaucoup, énormément un politique. De droite.

Il est même un homme avec « de solides convictions, qui, au regard des critères évangéliques, ne le rangeaient pas précisément dans la catégorie des tièdes ». Dixit… Patrick Buisson, dans La Cause du peuple (Perrin, 2016), se félicitant de l’arrivée de Camille Pascal, « aussi fine plume qu’ardent catholique », à l’Élysée, fin 2010, pour y rédiger les discours les plus importants du président Nicolas Sarkozy, tel celui du 600e anniversaire de la naissance de Jeanne d’Arc.

Sarko ne reviendra pas, il est déjà là !

Dans Le Mauvais Génie (Fayard, 2015), Ariane Chemin et Vanessa Schneider assurent que Camille Pascal est vite devenu un précieux « allié » pour Patrick Buisson, « le complice pour contrer l’influence des “mous”, […] Pierre Giacometti ou Franck Louvrier ». Sur ce point, on les croit volontiers, et on ajoutera même qu’il ne faut pas oublier de ranger Henri Guaino au rayon de ceux dont le tandem œuvra à réduire l’influence un peu trop mollassonne et imprégnée de laïcisme républicain à leur goût. Camille Pascal chantait-il la chrétienté ? Guaino usait des ciseaux, avant que Buisson ne tempête pour faire réintégrer le passage… Sarko battu, Camille Pascal, conseiller d’État donc pas franchement dans le besoin pécuniaire qui conduit à écrire dans des journaux dont on regrettera ensuite la fréquentation, a ensuite tenu chronique dans Valeurs actuelles, y exposant des vues qui étaient, parole d’homme de droite, purs délices.

Alors que Jean Castex a composé son gouvernement, Camille Pascal adresse ce mot plein d’esprit à Nicolas Sarkozy : « Je suis quand même étonné que personne ne m’ait dit que vous étiez revenu ! »

« Il ne faut pas y lire quelque chose de politique », ont donc tenté de déminer, selon la formule qui consiste à ne pas citer la source tout en la désignant, les « proches » du Premier ministre lorsqu’il a rejoint le cabinet de Jean Castex. Un peu comme si les « proches » du chef de l’État nous assuraient qu’il ne fallait rien voir de politique dans la nomination à Matignon de celui qui était membre de LR jusqu’à la veille de sa désignation ; rien de politique non plus dans les multiples rencontres entre Emmanuel Macron et Nicolas Sarkozy ; rien de politique dans l’anecdote rapportée par Le Figaro et que l’on ne résiste pas au plaisir de narrer.

Alors que Jean Castex a composé son gouvernement, Camille Pascal adresse ce mot plein d’esprit à Nicolas Sarkozy : « Je suis quand même étonné que personne ne m’ait dit que vous étiez revenu ! » Amusement de Sarko qui appelle Camille Pascal et lui dit : « Ne dites pas que c’est un gouvernement sarkozyste, mais je suis content pour Jean Castex et pour le pays, car il est entre de bonnes mains ». Trop tard pour le conseil d’omerta. Camille Pascal avait déjà déclaré quelques mois plus tôt, à l’antenne de BFM : « Il y a des similitudes entre les deux hommes » [Macron et Sarko, Ndlr], ajoutant, en portant cette fois le débat sur le plan politique : « Il y a un rapprochement entre le macronisme et le sarkozysme ». Parce que, au fond, l’un n’est pas de droite, et l’autre non plus?

« Il n’y a aucune raison pour que LR continue d’exister »

Si, dans le fond, pas grand-chose ne distingue les LR et La République en marche, c’est que « la matrice intellectuelle du macronisme, c’est le libéralisme », nous explique le politologue Guillaume Bernard, maître de conférences de l’Institut catholique de Vendée. « De centre-gauche au XIXe siècle, le libéralisme s’est retrouvé sur la droite du spectre politique au cours du XXe siècle. Voilà pourquoi on interprète Macron comme étant de droite. En réalité, par son positionnement central, il empiète sur les espaces politiques de droite et de gauche. C’est ce qui le rend fort. Les forces politiques susceptibles de le concurrencer étant divisées, cette position centrale le rend difficilement battable. Donc, tous ceux qui sont sur la droite du spectre politique doivent se positionner par rapport à lui. Est-ce qu’ils sont libéraux ? Si c’est le cas, ils rejoignent Macron. S’ils ne le sont pas, ils essaient d’exister à côté de lui ».

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Alors, terminée la droite telle qu’on l’a connue avec Séguin, Chirac et Juppé réunis en une même formation ? « Oui, continue Guillaume Bernard. Un parti politique qui serait hybride, qui rassemblerait, avec les libéraux, des conservateurs, des centristes, des gaullistes, bref, diverses sensibilités comme c’était le cas à l’UDF, au RPR, puis au sein de l’UMP puis des LR, c’est terminé. Pourquoi ? Parce qu’il y a une offre politique qui peut gagner l’élection sur le positionnement du libéralisme. II n’y a donc aucune raison qu’un tel parti hybride continue d’exister ».

Aucune raison de fond, mais une multitude de petits intérêts, voire d’espoirs dont on ne saura que demain, ou après-demain, quand Emmanuel Macron aura passé la main ou qu’il aura sombré, s’ils étaient fols. Au rayon des profits immédiats, des mairies, en grand nombre, et sans aucun doute des départements et des régions l’an prochain, avec ou sans le renfort des macronistes. Et aussi des sièges de députés. Lors des six élections législatives partielles dont le premier tour s’est tenu le 20 septembre, aucun candidat de La République en marche (LREM) ne s’est qualifié pour le second tour. Aucun ! Alors que LR en a qualifié trois, avec des chances de victoire (1). Pour quoi faire une fois élus à l’Assemblée, c’est une autre question que ne se sont manifestement pas posée les électeurs de la I ère circonscription du Bas-Rhin.

Car à LR, la machine à CV et lettres de motivation à adresser, sans même avoir besoin de timbrer le pli, au 55, rue du faubourg Saint-Honoré, tourne à plein régime

Ils ont accordé 45 % de leurs suffrages au candidat se réclamant de LR – et seulement 3 % à celui de LREM! – alors que la partielle était due à l’élection du LR Éric Straumann à la mairie de Colmar et à l’impossibilité pour sa suppléante, LR elle aussi jusqu’à l’an dernier, de siéger à l’Assemblée : elle est entrée au gouvernement ! Pour une partie de l’électorat, il semble bien que voter LR, c’est encore voter à droite. Et que voter à droite, ce n’est pas voter pour les candidats de Macron, même si c’est dans ce parti que Macron puise ses Premiers ministres et bon nombre de ses ministres. Avec l’embarras du choix.

La pente était trop raide pour Raffarin

Car à LR, la machine à CV et lettres de motivation à adresser, sans même avoir besoin de timbrer le pli, au 55, rue du faubourg Saint-Honoré, tourne à plein régime. Par conviction, par ambition ou les deux. De sorte qu’Emmanuel Macron a du mal à choisir. Il s’en est fallu de peu, par exemple, que Jean Castex ne succède pas à Édouard Philippe. Un autre prétendant a longtemps été donné favori : Jean-Pierre Raffarin. Oui, l’ancien premier ministre de Jacques Chirac était prêt, une nouvelle fois, à faire don de se personne à la France ! Un long article à sa gloire, empli de témoignages élogieux de grands patrons, était même prêt à être publié dans un grand hebdomadaire où l’on pèse le poids des mots. Hélas pour la rigolade, le chef de l’État s’est aperçu à temps qu’il serait trop incongru de faire « premier de cordée » l’auteur de cette mémorable phrase : « Notre route est droite, mais la pente est forte », tant il eût été facile de moquer sa sinuosité.

Ce fut donc Jean Castex, s’appuyant sur un Bruno Le Maire aux responsabilités étendues et sur un Gérald Darmanin copiant ses propos sur ceux du plus illustre de ses prédécesseurs à qui cela avait si bien réussi, électoralement du moins. Roselyne Bachelot et quelques autres de moindre calibre ayant rejoint l’aréopage, on comprend mieux pourquoi LR a vendu son siège, n’en demeurant que locataire : demain, les réunions d’état-major du parti pourront très bien se tenir dans la salle du conseil des ministres…

Lire aussi : Contre le macronisme, l’hésychasme !

On exagère ? À peine. Lors du vote sur le discours de politique générale d’Édouard Philippe, en juillet 2017, il ne s’était même pas trouvé un quart des députés LR pour voter contre ! L’un avait voté pour et 75 s’étaient abstenus alors que tous venaient juste d’être élus par des électeurs qui les avaient préférés aux candidats soutenant le chef de l’État ! Il est vrai que quelques semaines plus tôt, ils avaient, tous ou presque, voté pour Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle – sans parler de ceux qui l’avaient fait dès le premier tour au motif que Fillon, franchement, propageait un discours et un programme bien trop droitiers.

Un parti sans chef face à un chef sans parti

En cet automne 2020, on en est au point où on ne sait plus si c’est bien la macronie qui a effectué un raid sur LR ou si c’est LR qui, peu à peu, s’empare de la macronie. Un peu comme ces OPA qui se retournent contre celui qui a lancé l’offensive. Sauf que là, le combat – même fraternelle, la politique est toujours un combat – se déroule entre deux nains. Entre un parti présidentiel inexistant, sans ancrage et dont l’armée mexicaine est en pleine crise, et un parti résiduel, mais encore solide localement comme l’ont montré les dernières municipales.

Emmanuel Macron doit être conscient de ce risque. Cet été, il a finalement retoqué l’entrée au gouvernement de Guillaume Larrivé. Larrivé ? Oui, Larrivé. On croyait avoir atteint l’acmé de l’indécence avec Aurore Bergé, que le groupe LREM à l’Assemblée nationale a failli élire à sa tête en oubliant qu’elle avait été tour à tour et dans le désordre fillonniste, sarkozyste, copéiste – et juppéiste, ouf – c’était méconnaître le député LR de l’Yonne qui est allé jusqu’à faire publiquement une offre de service à Jean Castex, et dans Le Figaro siouplaît, y assurant, la main sur le cœur : « Je ne raisonne pas comme un apparatchik de parti, mais comme un serviteur de l’État engagé dans la vie publique. » Comme le serviteur d’un État tyran ?

Au chef de l’État, il manque une formation digne de ce nom, de vrais cadres, qu’il n’a pas trouvés dans la « société civile », des troupes ; à LR, il manque un chef. La jonction totale est pour l’après-2022 ?

Car c’est bien cela qu’il dénonçait dans le livre qu’il a publié fin 2018 aux éditions de l’Observatoire : Le Coup d’État Macron – Le Prince contre la nation. Celui qui se définissait comme « libéral national », celui qui se réclamait haut et fort de « la droite décomplexée », celui qui avait travaillé aux côtés de Nicolas Sarkozy, et de Brice Hortefeux, et de Laurent Wauquiez, celui qui avait eu l’outrecuidance de demander au garde des Sceaux de lui fournir la répartition par nationalités de la population carcérale, celui-là même avait écrit : « Qu’est-ce que le macronisme au pouvoir ? Un nouvel absolutisme ». Et il voulait en être… À regretter le temps où, apparatchik peut-être, mais apparatchik saisi d’un instant de lucidité, il écrivait : « Emmanuel Macron se pense et agit comme le premier président post-national. Le règne macronien fragilise l’État-nation, sous l’effet de trois facteurs délétères : l’européisme, le tribalisme et le transformisme ».

Mais voilà, deux quinquennats dans l’opposition, c’est trop. Guillaume Larrivé ne s’en est d’ailleurs pas caché : « J’aspire à gouverner un jour. […] Si le chef de l’État et le Premier ministre m’avaient proposé une mission ministérielle au service de la sécurité et des libertés des Français, j’aurais évidemment répondu présent », a-t-il déclaré au JDD avec l’amertume de celui qui n’a pas obtenu les responsabilités à la hauteur de l’estime qu’il a de lui-même. Au-delà de la personne de Larrivé, ses propos fournissent aussi une clef de lecture politique des rapprochements entre des personnalités de LR et Emmanuel Macron. Car ce qui les sous-tend, c’est qu’au chef de l’État, il manque une formation digne de ce nom, de vrais cadres, qu’il n’a pas trouvés dans la « société civile », des troupes ; à LR, il manque un chef. La jonction totale est pour l’après-2022 ?

La « tradi revêche » désinhibée par Macron

Dans un long entretien paru dans Le Point au lendemain des dernières élections européennes et de la débâcle de la liste LR conduite par François-Xavier Bellamy (8,48 %), Emmanuelle Mignon, qui avait été directrice des études de l’UMP, c’est-à-dire chargée de superviser le programme du candidat Sarkozy et celui porté par les candidats UMP aux législatives de 2007, puis avait assumé les fonctions de directrice de cabinet, puis de conseillère, de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, résumait ainsi la situation : « L’électorat de droite évolue avec son temps. Heureusement ! » Autrement dit, l’électorat de droite cesse d’être de droite quand le sens de l’histoire le lui commande, et c’est tant mieux !

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L’ancienne cheftaine scoute, qui mettait un point d’honneur à se revendiquer comme « conservatrice » – « dans le sens britannique » du terme, précisait-elle – et était qualifiée par Libération de « tradi revêche », ajoutait au Point: « Il n’y a plus rien de commun avec l’appel de Cochin (2). Et les positions sur l’immigration évoluent aussi à la faveur d’une plus grande mixité », précisant également : « Il faut clairement abandonner les sujets de mœurs. Je l’avais dit à Nicolas Sarkozy quand il avait repris la tête de l’UMP en 2014. Les Français sont devenus libéraux : les gens vivent comme ils veulent. D’ailleurs, si la droite avait été plus intelligente et avait tenu ses promesses, elle aurait fait l’union civile et il n’y aurait peut-être pas eu les débats sur le mariage pour tous. Il faut à mon avis d’urgence abandonner ces thématiques-là ».

Renégate, Emmanuelle Mignon? Plutôt désinhibée par l’accession de Macron à la tête de l’État, dont la politique économique et sociale libérale – du moins le croit-elle – lui sied et, par effet domino, a fait sauter tous les verrous qui l’empêchaient encore de verser dans le plus pur libéralisme, « sociétal » comme on dit pour ne pas prononcer mot de « civilisationnel » et bien réel celui-là, vers lequel elle était déjà attirée durant ses années élyséennes.

Patrick Buisson avait bien vu le coup venir

Patrick Buisson a raconté, dans La Cause du peuple, les interrogations d’Emmanuelle Mignon, pourtant catholique pratiquante, sur le sujet majeur de la « fin de vie ». « On dit quoi sur l’euthanasie? Les Français sont hyper pour […] Notre candidat lui-même, il est un peu pour, non ? C’est quoi la stratégie d’être contre? », lui avait-elle demandé. Il avait fallu qu’il lui rappelle que le rôle du politique est de « fixer des repères », qu’il cite Pascal – Blaise, pas Camille – (« Le propre de la puissance est de protéger » – et, en l’occurrence, de protéger les plus fragiles), qu’il lui explique que l’euthanasie légalisée serait la variable d’ajustement du système de retraites, etc., bref, que la « stratégie » n’avait rien à voir dans ce qui relevait du devoir d’un homme d’État.

Rideau sur cette droite-là. Rideau sur tous ceux qui nous ont fait croire, des décennies durant, qu’ils représentaient la droite française

Buisson raconte s’être amusé de ces échanges, mais il avait bien compris, écrivait-il près de deux ans avant qu’Emmanuelle Mignon ne fasse son « coming out » macronien, que ses interrogations « étaient symptomatiques d’une certaine droite confrontée au “fait social total” du capitalisme, à sa propension comme globalité dialectique à envahir toutes les sphères de l’existence humaine, y compris les plus intimes ». Quelques lignes plus loin, il avait eu cette phrase : « Pour une droite depuis trop longtemps idéologiquement inconsistante et obsédée par l’économie, le relativisme éthique toujours plus grand qui gagnait la société représentait un vrai défi ».

On ne fera pas l’injure à Emmanuelle Mignon de penser qu’elle n’a pas lu La Cause du peuple. Elle fait partie des rares politiques à en avoir reçu un exemplaire dédicacé. Elle a eu tout loisir de réfléchir au défi. Son verdict est tombé en juin 2019 : « Il faut dire les choses comme elles sont : Emmanuel Macron est le meilleur président de droite qu’on ait eu depuis un certain temps ». Rideau sur cette droite-là. Rideau sur tous ceux qui nous ont fait croire, des décennies durant, qu’ils représentaient la droite française.

(1) Ce numéro a été bouclé avant le second tour de ces partielles.

(2) Appel publié le 6 décembre 1978 sous la signature de Jacques Chirac, alors président du RPR. Le texte se prononçait en faveur de l’Europe des nations et comportait notamment ces phrases : « Comme toujours quand il s’agit de l’abaissement de la France, le parti de l’étranger est à l’œuvre avec sa voix paisible et rassurante. Français, ne l’écoutez pas. C’est l’engourdissement qui précède la paix de la mort. Mais comme toujours quand il s’agit de l’honneur de la France, partout des hommes vont se lever pour combattre les partisans du renoncement et les auxiliaires de la décadence. »

Jean Masson et Blanche Sanlehenne

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