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Industry : notre critique

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Publié le

7 janvier 2021

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La nouvelle série Industry de Konrad Kay et Mickey Down met en scène avec réalisme des novices de la finance prêts à tout pour réussir. Problème : l’omniprésence du sexe et de la drogue cache des personnages peu structurés et une intrigue qui peine à passionner.
Industry

Industry nous plonge dans l’affreux monde de la finance, à la City plus précisément, au cœur de la banque Pierpoint & Co tout heureuse de recruter un groupe de jeunes loups prêts à tout. Olivier Stone avec Wall Street (1987) mais surtout Martin Scorsese dans son excellentissime Le Loup de Wall Street (2013) nous avaient déjà prévenus : bienvenue chez les dégénérés.

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C’est donc sans surprise que l’on découvre une petite galerie de personnages, bien vertueusement distribués en sexe, orientations et couleurs, évoluer avec style dans un monde sans âme. Si le souci de réalisme des auteurs est appréciable et le rythme soutenu, les faibles enjeux professionnels peinent à passionner, d’autant plus que les personnages, guère aimables, se révèlent aussi peu charpentés qu’une armoire Ikéa. Fidèle à la réputation d’HBO, (Games Of Thrones et Oz entre autres), cette nouvelle série n’est avare ni en cul et ni en schnouf ; en revanche, en général, la qualité d’écriture et l’ambition esthétique suivent. Sauf ici, dommage.

Industry de Konrad Kay et  Mickey Down avec Myha’la Herrold, Marisa Abela et David Jonsson Fray. Saison 1 – 8 épisodes (60min). Disponible sur OCS+

https://www.youtube.com/watch?v=ZAyHDKrUod8&ab_channel=OCS2020

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