Né au sein d’une famille royale, rien de moins, cet individu de sexe masculin (évidemment : il l’a fait exprès) est scolarisé dans des établissements chrétiens où il se montre très coopératif, pour ne pas dire qu’il y mène une collaboration idéologique active dès l’âge de sept ans. Puis il choisit de suivre, on vous le donne en mille, des études supérieures de… droit ! Embrassant dans la foulée le combat politique, évidemment afin d’assouvir la soif d’ambition typique de ceux de son temps, il adopte la doctrine non-violente de l’Odieux Traître Gandhi. Ivre de virilité au sens promu par l’ancien monde, il pratique l’athlétisme et la boxe catégorie poids-lourds.
Avec une obstination très éloquente, dans sa campagne de désobéissance civile (1951-1952), il refuse de racialiser le débat, associant des mâles blancs d’obédience communiste et des Primonatif.ve.s qu’il traite carrément d’Indiens, aux peuples métis et Noir ! En fait, tout son combat contre l’Apartheid repose sur ses convictions religieuses chrétiennes-occidentales-coloniales et, fort heureusement, des racialistes lucides et favorables à la violence contraignent notre homme à renoncer à son expression favorite du privilège patriarcal, le pacifisme : ainsi, s’il finit par se rallier à la lutte armée, il ne soutient rien d’autre que les grèves et les sabotages industriels « qui n’entraînent aucune perte en vie humaine » : son absence totale d’empathie réservataire à ses frères opprimés fait de lui un cas historique extrêmement grave.
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Arrêté, jugé, emprisonné, il fait démonstration – force est de le lui reconnaître – d’un stoïcisme, d’une discipline spirituelle et d’un courage intellectuel que l’on n’a jusqu’ici observé que chez les transgenres végans nés d’un père-frigo. Mais bon, vingt-sept ans ça passe vite et après, il devient président de la République et prix Nobel, arrachant toutes ces récompenses et ces symboles de réussite au nez et à la barbe de sa deuxième épouse, uniquement parce que lui est un homme et que, elle, c’est une femme.
Il dévoile alors la stratégie qu’il dissimulait depuis le début, sa petite carrière politicarde égoïste, en médiatisant ses relations diplomatiques avec tout une palanquée de mâles blancs puissants de la génération pré-Boomer (l’anti-racialiste Dalaï-lama, le polygame François Mitterrand, l’apostat Yasser Arafat, le roi royaliste Juan Carlos, etc.), et en luttant contre une maladie qui n’affecte pas les couples lesbiens : le sida. Nelson Mandela meurt tout aussi égoïstement en 2013, sans avoir exprimé ses excuses d’avoir été un homme.





