En effet, des acteurs blancs, pour quoi faire ? Jotham Annan était plus que convaincant en Robert de Beaumont, Telley Savalas Otieno, qui « ne connaissait rien de la Finlande jusqu’à ce que les producteurs de The Marshal Of Finland le choisissent lors d’un casting à Nairobi, pour incarner Carl Gustaf Emil Mannerheim, héros national élevé au rang de mythe dans beaucoup d’esprits finlandais » (Les Inrocks) ne fait-il pas un Finlandais convaincant ?
Les acteurs blancs n’ont plus leur place au cinéma. Ils ont assez volé de rôles de personnes racisé.e.s et il est temps qu’ils disparaissent des écrans. Le cinéma blantriarcal a trop whitewashé les personnages noirs mythiques, tels que Cléopâtre VII Philopator, ou encore Beethoven, honteusement incarné par Gary Oldman dans Ludwig van B. Il est maintenant impératif de faire disparaître ces substrats d’une époque néfaste qui invisibilisait autant les femmes que les personnes racisé.e.s.
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Oui à Omar Sy dans le rôle de Jean-Marie Le Pen ! Dieudonné en Louis XIV ! Heureusement, Hollywood a de l’avance sur nous ! Déjà, dans Bruce tout puissant, sorti en 2003, Morgan Freeman incarnait Dieu. Un véritable souffle de progressisme qui annonçait l’inévitable (désolé les fachos) : les blancs, c’est le passé, et les noirs sont l’avenir. Il suffit de voir notre démographie. Delphine Ernotte affirmait récemment que les personnes racisé.e.s représentent 25 % de la population (mais le grand remplacement est un fantasme d’extrême droite). Elle voulait une parité dans leur représentation à l’écran. C’est trop peu. Il est temps, enfin, que les blancs disparaissent des écrans. Des acteurs blancs ? Aujourd’hui ? Pour quoi faire ?





