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Pour en finir avec l’abject cinéma de papa

Ils ont réalisé des millions d’entrées dans les salles. Ils sont archi-rediffusés sur toutes les chaînes. Les plus grandes stars leur ont apporté leur concours. Ces films seraient l’honneur du cinéma populaire français. Ils en constituent la honte absolue.

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© DR

Pas plus tard que début décembre, Le Professionnel a été encore diffusé à la télévision. Pour la trois milliardième fois depuis sa sortie, en octobre 1981. Cinq mois plus tôt, la France était paraît-il passée de l’ombre à la lumière, dixit le ministre de la Culture de l’époque. Y’avait qu’à croire. Le Professionnel, c’est du racisme à l’état brut. Adulé par le grand public comme par la critique. Le plus grand succès commercial de Georges Lautner et des flots de louanges, y compris de Télérama ou des Nouvelles Littéraires (« On s’y amuse et même beaucoup »).

Mort de rire, en effet! Chez les Gaulois, on se poile à chaque fois. On attend même la scène culte. On rameute la famille et les copains pour ne pas louper ça. On connaît par cœur mais on ne s’en lasse pas. « Venez, venez vite, ça va être là ! » Joss Beaumont (Belmondo) est face au colonel N’Jala, caricature de tyran africain – de toute façon, un tyran ne peut être qu’un « roi nègre », n’est-ce pas? Il est venu pour le tuer. N’Jala veut s’emparer d’un pistolet. Il ouvre discrètement un tiroir. Comme si c’était un Nègre qui allait abuser le roi Bébel! Lequel bondit et lui lance, tutoiement de rigueur quand on s’adresse à un bamboula : « Tu vois, même malin comme un singe, ça ne veut plus rien dire ». Réplique signée de Jacques Audiard, le fils de l’autre. [...]

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