Les jeux de transparence
Lors des défilés, aucune grande maison n’a fait l’impasse sur les textures vaporeuses. Cette tendance ultra-féminine met au goût du jour l’organza, la mousseline de soie ou de coton, et la très raffinée dentelle. À choisir avec modération pour sa garde-robe du quotidien : on peut passer de vestale à vulgaire en quelques centimètres carrés loupés.
On garde : sur les rajouts en longueur de jupe, les manches, ou les blouses par-dessus un petit haut.
On évite : la robe totalement transparente qui laisse peu à deviner. On réserve cette tenue pour la plage en été, si jamais on a le droit d’y aller.
Les manches bouffantes
Rien de tel pour structurer une silhouette avec goût. De jolies manches prononcées relèvent tout de suite une tenue, et apportent une jolie dose de romantisme. Sur les podiums, elles se portent en version courte ou trois-quarts, et se déclinent sur toutes les pièces, de la maxi robe au crop top.
On garde : les manches gigot, plissées et bouffantes de taille raisonnable.
On évite : les manches qui remontent plus haut que la boucle d’oreille. On cherche une tenue féminine, pas le cosplay de la reine Amidala.
Le rose
Les rêves de jeune fille se réalisent : on peut sortir la panoplie de princesse. N’en déplaise aux féministes, le rose reste la couleur par excellence des demoiselles. À manier avec précaution, cependant : on privilégie des tonalités légères ou pastel, tirant sur le chair, et un peu plus relevées si on a le teint mat.
On garde : le rose romantique dans les tons clairs ou poudrés. Un indispensable pour un rendu baby doll très en vogue cette saison.
On évite : le total look rose, ou pire, le rose bonbon et fuschia. Même Roselyne Bachelot a laissé tomber.
Les paillettes et trucs qui brillent
Disco ! Le printemps 2021 arbore des airs de boule à facette des années 70. En simple veste, en robe ou en total look, les grands couturiers n’épargnent aucune pièce du dressing. Les pièces les plus audacieuses se contemplent avec lunettes de soleil, pour épargner les rétines sensibles.
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On garde : uniquement pour les soirées cocktail, ou par petites touches. Sur les sneakers, par exemple, ou un petit top qu’on laissera dans son placard. Fermé à clef. Auquel on mettra le feu.
On évite : tout ce qui dépasse les dix centimètres de diamètre. Les brillants sur les vêtements, c’est réservé aux stars de télé-réalité et aux aliens des films de SF rétro. De la sirène shiny au thon à paillettes, il n’y a qu’une nageoire.
Le col blanc
Retour en enfance pour les jeunes filles de bonne famille ! Le col blanc devient un indispensable de la saison. Il se porte dans toutes ses déclinaisons : claudine, lavallière, cape, chorale… Le tout en XXL pour être au top. Attention au repassage, ça ne pardonne pas !
On garde : touche de raffinement, le col blanc confère tout de suite un style élégant à une tenue simple. On fait passer sa silhouette en VIP à peu de frais. À shopper sans modération !
On évite : Le col nunuche en crochet qui rappelle celui de la défunte juge rouge Ginsburg. On risquerait de vous confondre avec une progressiste.
Les fringues de confinement
Le homewear acquiert ses lettres de noblesse. Les créateurs choisissent des formes larges, confortables, et des textures douces. La lingerie, et notamment la brassière, s’expose sous des gilets molletonnés. Le pantalon se porte déstructuré, dans des textures fluides.
On garde : le confort ! Pour une fois qu’une mode n’exige pas qu’on se martyrise le corps, profitons-en. Privilégiez les tissus doux et les coupes amples. C’est le moment de ressortir les jupes mi-longues en suédine et les robes tablier.
On zappe : la silhouette négligée. Le confort n’est pas un prétexte pour se laisser aller au mauvais goût. Cumuler un pantalon de yoga avec son sweat en pilou-pilou, c’est un non-sens absolu. On réserve ça aux soirées détentes, ou mieux : au fameux placard fermé à clef qui contient les vêtements à paillettes et qu’on fera assidument cramer.





