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Judo : notre critique

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Publié le

1 février 2021

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Dans Judo (2004), le génial Johnny To met en scène un gérant de night-club ivrogne en quête de rédemption, avec pour toile de fond la nuit hong-kongaise et ses aléas. Ballet des âmes perdues.
Judo

On ne dira jamais assez à quel point Johnny To est un génie. Cinéaste hong-kongais, il est toujours resté à l’ombre de ses collègues les plus prestigieux, comme John Woo, Tsui Hark ou Ringo Lam. En vrai amoureux d’Hong Kong, il creuse le sillon d’une œuvre élégiaque et opératique, qui célèbre le petit peuple de la mégalopole et constate avec amertume les changements profonds subis par la ville depuis la rétrocession.

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Dans Judo, il rend hommage à l’un de ses maîtres, Kurosawa : un hommage bien personnel puisqu’à l’économie de moyens propre au japonais, il préfère déployer une furieuse entreprise de cinéma total. En s’attachant à la quête de rédemption d’un gérant de night-club ivrogne il emprunte autant au ballet qu’au film noir et au mélodrame social, pour proposer une belle réflexion sur l’individualisme gangrénant la société chinoise. D’une beauté plastique toujours stupéfiante, peignant une nuit hong-kongaise électrique que traversent autant les fureurs du combat que les détresses intimes, ce Judo est à ranger parmi ses plus grandes réussites.

Judo (2004) de Johnny To avec Louis Koo, Aaron Kwok, Cherrie King. Sortie en DVD et Blu Ray chez Carlotta Films

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