Granier-Deferre fait partie de ces nombreux cinéastes des années 60 que la critique inféodée à la Nouvelle Vague a jugés trop académiques. Il s’agit pourtant d’un excellent faiseur, preuve en est ce beau Paris au Mois d’Août, film invisible pendant des dizaines d’années et enfin sorti de l’oubli par Pathé. Sur une trame classique qui fait autant penser au Billy Wilder de Sept ans de réflexion qu’au cinéma de mœurs italien, Granier-Deferre signe un film très français, avec Aznavour dans un premier rôle tout en nuances.
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Le chanteur incarne ici un petit vendeur de la Samaritaine, rêveur et flottant dans un costume trop grand – une silhouette comme sortie du cinéma burlesque – qui s’éprend d’un joli mannequin anglais pendant les vacances d’été. Leurs noces candides et mélancoliques resteront captives de cette capitale lasse et ensoleillée que Granier-Deferre filme avec maestria. Aznavour et la ravissante Susan Hampshire forment un couple de cinéma à l’élégance rare et le Paris des années 60 n’a jamais été aussi empli de promesses.
Paris au mois d’août (1960) de Pierre Granier-Deferre avec Charles Aznavour et Susan Hampshire. Sortie en DVD chez Pathé Films





