L’information est tombée ce mercredi 3 mars à 11 heures du matin sous la forme d’un courrier signé par le Premier ministre hongrois, Viktor Orban : le parti démocrate-chrétien majoritaire en Hongrie, le Fidesz, a décidé de quitter le groupe du Parti populaire européen, premier parti au Parlement.
Cette décision, devenue presque inéluctable après plusieurs mois de tensions internes, fait suite à une volonté de réforme du règlement intérieur de ce groupe conservateur, dont sont membres la CDU/CSU allemande et les LR français. Une réforme clairement dirigée contre les Hongrois, accusés de faire montre d’une mentalité trop souverainiste.
Lire aussi : La Hongrie d’Orban : un exemple à suivre en matière de politique familiale ?
Le PPE, présidé par l’Allemand Manfred Weber (membre de la CSU bavaroise) disposait jusqu’ici de 187 sièges depuis les élections de 2019. Il n’en comptera plus que 175 puisque le Fidesz dispose de 12 députés au Parlement de Strasbourg. Le parti d’Orban se trouve aujourd’hui devant trois solutions : siéger parmi les non-inscrits, rejoindre le groupe ECR (dominé par les Polonais du PiS, Fratelli d’Italia et les Espagnols de Vox) ou le groupe ID, principalement composé de la Lega, du RN et des Allemands de l’AFD. Faire partie d’un groupe renforce les moyens humains et financiers dont dispose une délégation de députés au sein de l’institution.





