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Alimentation : Faut-il faire maigre ?

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Publié le

24 mars 2021

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« Que ton alimentation soit ta première médecine », disait un Hippocrate qui nous faisait décidément beaucoup réfléchir. Et il faut le reconnaître, les modifications de régime alimentaire et les remèdes miracles à base de tisane de thym ont longtemps été le seul traitement disponible pour les petits et gros désagréments du quotidien. Mais la réciproque est-elle vraie ?
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« Que ton alimentation soit ta première médecine », disait un Hippocrate qui nous faisait décidément beaucoup réfléchir. Et il faut le reconnaître, les modifications de régime alimentaire et les remèdes miracles à base de tisane de thym ont longtemps été le seul traitement disponible pour les petits et gros désagréments du quotidien. Mais la réciproque est-elle vraie ? On pourrait presque deviner ce que mange quelqu’un à son apparence. À l’heure des produits ultra-transformés, la qualité et le produit pur de toute modification deviennent rarissimes. Plus personne ne meurt de faim : dans le monde, trois fois plus de personnes meurent de conséquences de l’obésité que de la sous-nutrition. Vous ne lirez pas ceci souvent ici, mais disons-le pour une fois : les féministes ont raison. Tout du moins sur un point. En effet, la minceur n’a pas toujours été l’alpha et l’oméga de la beauté féminine. Les femmes aux formes généreuses jouent les vedettes pour les grands peintres de la renaissance et des Lumières. À cette époque de rareté alimentaire, les femmes abondamment nourries signalaient un statut social important.

Lire aussi : L’Occident ou la beauté des femmes nues

De nos jours de surplus calorique, pas évident de se contenter d’une courgette bio au prix de l’or alors qu’on a des chocobons à portée de main et de budget. Rester mince, de nos jours, correspond à une ascèse que peu ont le temps – et le luxe – de s’offrir. Le plus dur et le plus cher à trouver devient donc progressivement la nourriture non transformée. On marque son effort par une taille fine, et non par des rondeurs. Celles-ci ne relèvent plus d’un travail acharné pour le confort matériel, mais d’un laisser-aller et d’un goût trop prononcé pour les aliments transformés.

Le phénomène homme-soja

Pour ces messieurs, le manque de musculature guète. Moins dis- posés par leur métabolisme à prendre du poids, leurs injonctions de beauté se déportent souvent vers leur musculature. Sauf que les protéines ont le mauvais goût de se cacher dans cette horrible viande d’animal forcément gentil. Il a fallu trouver un substitut pour rester en vie tout en ne consommant jamais d’œuf de poule. Et pour ceci, l’industrie agro-alimentaire a déniché le soja. Tout devenait parfait : steak de soja, « faux-mage » et « faux-cisson » prenaient la place de vrais produits animaux, en un ersatz de goût et de langage éhontés mais vendables – et chers. Cependant, les ravages sur l’apparence que l’on constate à l’œil nu se font aussi sentir dans les tests du labo. Vous connaissez certaine- ment un de ces individus, généralement à lunettes (allez savoir pourquoi) qui ont un menton concave et des épaules de serpent, qui sourit la bouche ouverte sur les photos et s’habille comme un ado attardé.

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