Les deux premières options relèvent des services publics, puisque la première est une intervention d’ordre médical et donc de la Sécurité sociale, et la seconde une opération d’état-civil. Mais dans la mesure où la stratégie de diffusion de la contraception, et d’incitation à l’avortement, est assurée par le réseau largement subventionné du Planning familial, il serait tout à fait cohérent que les centres d’accueil pour femmes désirant garder leur enfant soient également financés par le denier public.
Preuve que des solutions ne sont guère poussées par les pouvoirs publics, le référencement internet de ces lieux est inexistant : seul le site annuaire.action-sociale.org, permet de retrouver leur trace
Or, quelles sont les solutions proposées ? Sans grande surprise, les possibilités d’accueil sont exclusivement privées et associatives. Selon l’article 221-2 du Code de l’Action Sociale et Familiale, « le département doit en outre disposer de structures d’accueil pour les femmes enceintes et les mères avec leurs enfants ». Concrètement, le département est autorisé à passer des conventions avec des associations à cet effet. Si les établissements d’accueil mère-enfant existent, le moins que l’on puisse dire est que, malgré la bonne volonté du personnel, ces structures sont souvent saturées. En particulier parce que les jeunes mères retrouvées en difficulté après leur accouchement sont nombreuses, plus nombreuses que les jeunes femmes désirant justement garder leur enfant. Preuve que des solutions ne sont guère poussées par les pouvoirs publics, le référencement internet de ces lieux est inexistant : seul le site annuaire.action-sociale.org, permet de retrouver leur trace. La majorité des établissements listés sont par d’ailleurs gérés par des associations. « L’admission se fait au titre de l’Aide Sociale à l’Enfance. Les mères peuvent se présenter soit directement auprès de l’établissement, soit auprès du Conseil Départemental, au service de l’Aide Sociale à l’Enfance », selon les informations disponibles.
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Dans un certain nombre de départements, comme par exemple celui de l’Eure, l’existence d’une maison de ce type n’est même pas mentionnée sur la page consacrée à l’aide à l’enfance. C’est donc la charité privée, fonctionnant principalement sur des dons, et le dévouement de bénévoles, motivés par leurs convictions personnelles, qui effectue le travail concret. Maison Tom Pouce, association Marthe et Marie ou encore Accueil Samarie, les structures d’accueil pour femmes enceintes en difficulté ne sont pas légion : à peine une centaine de places d’accueil sont disponibles en France. Au cours des échanges et des appels avec ces diverses associations pour se renseigner, impossible de ne pas être surpris par la pression terrible qu’elles subissent des promoteurs de l’IVG. L’une des plus connues a même refusé qu’un reportage soit réalisé dans l’une de ses maisons, par peur des représailles : « On ne veut pas perdre nos subventions ». Certaines nous ont même demandé de ne pas être citées dans ce dossier. De fait, proposer une alternative concrète à l’avortement est considéré comme le début du délit d’en[1]trave. Avorter coûte moins cher diront les cyniques, mais le choix dans tout ça ?





