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Reportage : L’école des mères

L’association Magnificat accueille des futures mères en difficulté, pour leur permettre une grossesse sereine et une vraie préparation à la vie de maman.

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© DR

La maison est vaste et belle. Elle semble tourner sans fin autour de son vaste escalier central. Une de ces demeures tout en clair-obscur, que l’on imagine sans peine bruissante de vie il y a à peine un siècle et demi, lorsque les villes de préfecture comme Laval vivaient leur apogée. Pour ne déranger personne au retour de notre déjeuner, nous décidons d’entrer discrètement par une porte, silencieusement quoique bien en vue des convives. Très gentiment, la demoiselle qui est responsable de la maison nous signale que même si la sonnette est particulièrement stridente, il vaut mieux l’utiliser tout de même : « Les mamans préfèrent connaître les mouvements dans la maison, c’est important pour leur tranquillité ». « Les mamans ». C’est ainsi que les femmes qui gèrent la maison appellent leurs pensionnaires. Ces détails sont révélateurs du soin que prennent les volontaires pour mettre les femmes dans le meilleur environnement possible pour leur grossesse. Et leur future vie de mère.

Il y a deux maisons Magnificat. Cette association a été fondée en 1974 à l’Île Bouchard, a déménagé à Ligueil (Indre-et-Loire), puis ouvert sa seconde maison à Laval en 2016. Dans les deux maisons, les conditions d’accueil sont identiques : peuvent venir toutes les futures mères désireuses de calme, de recul, et d’accompagnement pour pouvoir vivre sereinement leur grossesse, et jusqu’aux six premiers mois de l’enfant. La seule condition est qu’elles soient majeures. Pour des raisons légales : les structures accueillant des mineures sont soumises à davantage de contraintes, comme du personnel de nuit et la présence d’éducateurs spécialisés. Le maître-mot est l’épanouissement des cinq besoins fondamentaux : les besoins physiologiques, de sécurité, d’appartenance et d’amour, d’estime, et l’accomplissement de soi. Tout y est fait pour qu’il ne s’agisse pas exclusivement de donner le gîte et le couvert. Les mères paient une pension (extrêmement modeste). [...]

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