COMBIEN COÛTE L’INFANTICIDE PRÉNATAL ?
Tout dépend de la méthode (instrument ou médicament), du type d’anesthésie (générale ou locale) ou de l’établissement (public ou privé). Le coût total d’une chirurgie oscille entre 463,25 € et 664,05 €. Celui de la voie médicamenteuse évolue entre 233,4 et 328,55 €. Les médicaments eux-mêmes coûtent 83,57 €. Tout est remboursé à 100 % par l’Assurance maladie. En réconciliant les coûts avec les données de la DREES, les 232000 infanticides prénataux commis en 2019 ont coûté 90,3 millions d’euros à l’État. Cela donne une valeur humaine moyenne du bébé à naître de 389,51 €.
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UNE PERTE DE 348 MILLIARDS D’EUROS EN 2019 POUR L’ÉTAT
En avril 2013, le Commissariat Général à la Stratégie et la Prospective a pondu un document appelé « Éléments pour une révision de la valeur de la vie humaine ». La valeur de la vie statistique (VVS) est depuis estimée à 3 millions d’euros pour un tué. Ce nombre sert de référence pour les assureurs et les tribunaux. Si l’on applique la VVS de 3 millions d’euros pour nos 232000 enfants tués en 2019, le résultat est de 696 milliards d’euros. Or, rappelez-vous que l’État prélève la moitié de toute valeur créée en France. La perte fiscale à terminaison causée par les infanticides prénataux de 2019 est de 348 milliards d’euros. À titre de comparaison, c’est plus que le budget général de l’État la même année (338 milliards).
9 MILLIONS D’AVORTÉS : QUELLES CONSÉQUENCES ?
L’infanticide prénatal est pratiqué à grande échelle depuis 1976. En décembre 2020, l’Institut National d’Études Démographiques a dénombré ceux qui sont intervenus ces quarante-trois dernières années. La moyenne sur la période est de 213463 par année, avec des évolutions de plus ou moins 10 %. Donc, depuis 1976, la France a sacrifié 9178928 enfants à naître. Ces infanticides prénataux représentent bon an mal an un tiers des naissances. Ce tiers manquant a été compensé. Une sociologue comme Michèle Tribalat estime la population d’origine étrangère en France à 30 % du total. Dans certaines villes, plus de la moitié des prénoms des nouveau-nés sont extra-européens.
VIOL ET AVORTEMENT : LE VRAI DU FAUX
Dans tout débat sur l’avortement, l’épineuse question du viol intervient légitimement. Quelle part les avortements pour cause de viol représentent-ils dans le total des avortements ? Il n‘existe aucun chiffre officiel sur cette question, et pour cause : une étude de Mélanie Pelizzari, Gilles Lazimi et Gladys Ibanez parue en 2013 montrait que très peu de médecins posent la question des violences faites aux femmes réalisant une IVG. Le chiffre de 6 % est pourtant régulièrement avancé par les associations féministes, et est même repris par le site gouvernemental du Haut conseil à l’égalité entre les hommes et les femmes.
D’après les témoignages recueillis auprès des praticiens et des associations en contact quotidien avec ces femmes en détresse, la part du viol dans le total des avortements serait plutôt de l’ordre d’1 %, soit environ 2500 personnes
Origine du chiffre ? Un mémoire présenté en 2009 par Cécile Sarafis dans le cadre d’un DU de victimologie à Paris V. Pourtant, à la lecture de l’étude, il est très clair que le chiffre ne peut être fait règle générale puisque son travail, ne reposant que sur 100 femmes, ne répond aucunement aux critères de représentativité. Surtout, ces 6 % signifieraient qu’il y aurait eu 13920 avortements pour viol en 2019. Or, on estime qu’il y a en France 75000 viols par an (seulement 22900 ont été déclarés au ministère de l’Intérieur). 18 % des viols se concluraient alors par un avortement, chiffre improbable alors qu’une étude américaine publiée en 1996 dans l’American Journal of Obstetrics and Gynecology estimait que 5 % des femmes tombent enceinte à la suite d’un viol – et donc encore moins avortent. D’après les témoignages recueillis auprès des praticiens et des associations en contact quotidien avec ces femmes en détresse, la part du viol dans le total des avortements serait plutôt de l’ordre d’1 %, soit environ 2500 personnes.





