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Gregor Puppinck : « Deux fois plus d’avortements en France qu’en Allemagne »

Président du Centre européen pour le droit et la justice et auteur de Droit et prévention de l’avortement en Europe, Gregor Puppinck rappelle que la France se situe dans la moyenne haute de l’avortement et pointe du doigt l’action des institutions européennes en la matière.

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En France en 2019, il y a eu 232 000 avortements. Où se situe-t-on par rapport aux pays européens ? 

En proportion, il y a deux fois plus d’avortements en France qu’en Allemagne ou en Italie, ce qui est vraiment significatif. En ce qui concerne les dynamiques, Allemagne et Italie ont vu le recours à l’avortement diminuer depuis vingt ans, alors qu’en France l’avortement reste élevé. En définitive, la France se distingue par un taux d’avortement élevé et qui ne diminue pas contrairement à ses voisins.

Comment expliquer des trajectoires si distinctes ?

La démographie et l’âge sont les deux éléments avancés par ceux qui défendent l’avortement. Selon eux, il y aurait moins d’avortements en Italie et Allemagne du fait d’une population vieillissante, effet qui joue dans le premier cas mais moins dans le second. Une autre explication est possible : il apparaît que les pays avec les plus forts taux d’avortement sont aussi ceux qui ont le plus fort taux de contraception (France, Angleterre, Suède), et ce pour une double raison. D’une part, la généralisation de la contraception accroît les comportements à risque notamment chez les jeunes. D’autre part, une femme sous contraception qui tombe enceinte aura un réflexe tourné vers l’avortement, pensé comme réponse à l’échec de la contraception. À l’inverse, dans un pays où la contraception est moins répandue, le réflexe sera plutôt celui de la responsabilité. [...] 

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