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Enquête : Le féminisme, un marché mondial

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Publié le

8 avril 2021

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Dans la galaxie féministe, l’AWID (Association pour les droits des femmes dans le développement) s’est fait une place de choix. Sa stratégie : infiltrer les organisations internationales pour obliger les États à légiférer dans leur sens. De ses études sur le financement de la cause, il ressort que le féminisme est une véritable lessiveuse du capitalisme, n’en déplaise aux principaux intéressés. Enquête.
Féminisme

Connaissez-vous l’AWID ? L’Association for Womens’ Rights in Development (Association pour les droits des femmes dans le développement) est une internationale féministe de droit américain qui soutient les mouvements considérant qu’il y a trop d’hommes au pouvoir dans le monde, sauf en terre d’islam évidemment. Cet organe de lobbying existe depuis 35 ans et revendique 6 000 membres. Pas mal. Vous avez deviné que ce machin est financé par les fondations américaines devenues folles : Ford, NoVo, OpenSociety, Oak, elles y sont toutes. Le budget annuel 2018 s’est élevé à 3,6 millions de dollars. L’équipe compte 38 permanentes, brillantes diplômées.

Le féminisme est une lessiveuse du capitalisme. L’association note que les programmes de subventions proviennent d’organismes ultralibéraux, champions de la privatisation des terres ou qui investissent massivement dans des industries particulièrement polluantes

L’AWID produit des stratégies sérieuses de conquête de pouvoir et les met en œuvre. Ainsi, elle a compris que, pour obliger les États à légiférer dans leur sens, un bon truc est d’infiltrer les organisations internationales. C’est en cours avec succès. Attendez-vous à entendre parler d’un traité international contraignant sur « les sociétés transnationales et autres entreprises concernant les droits humains » (connu sous le nom de F4BT) dont l’ébauche est au Conseil des droits de l’Homme. Pour l’AWID, la seule existence de l’idée de traité permet de faire parler de ses thèses et d’ajouter de nouvelles revendications. Classique.

Comme l’AWID est sérieuse, elle s’intéresse à l’argent. Elle a donc produit un rapport consultable par les militants féministes. L’association a décortiqué les flux mondiaux et déterminé ce qui tombe dans l’escarcelle des poches féministes. Et elle trouve que c’est peu. Pensez donc ! Une toute petite partie de la philanthropie est orientée vers le changement social. En 2020, il y a encore des rétrogrades pour préférer financer les arts, la religion, l’éducation ou la santé. Avec 2% de 120 milliards, on arrive à peine à 2,8 milliards de dollars. Une paille. Bon, il y a bien les financements internationaux. Là c’est mieux, il y a bien 35,5 milliards affectés tous les ans aux thèses féministes, dont 92% va dans les organisations occidentales. Chez les chrétiens, quoi. Après, il y a le secteur privé. Les entreprises ont versé en 2013 14,6 milliards à des projets féministes. Ajoutons les fonds des femmes et des féministes, dont le total s’élève à 100 millions à peine. Enfin, il ne faut pas oublier les financements étatiques et locaux, qui représentent 20% du reste, dans les 10 milliards. Le total dépasse 63 milliards de dollars par an. L’association déplore que les organismes féministes touchent moins de 1% de ces fonds dont l’essentiel est géré en direct par les bailleurs.

Lire aussi : Enquête : Samuel Grzybowski, Coexister et le business du dialogue interreligieux

L’AWID n’hésite pas à dire qu’il pleut littéralement de l’argent. 63 milliards par an, c’est gigantesque. Le marché du féminisme est plus gros que celui des jeans (60 milliards), des circuits imprimés (60,2 milliards) ou du Big Data (50 milliards). Car le féminisme est une lessiveuse du capitalisme. L’association note que les programmes de subventions proviennent d’organismes ultralibéraux, champions de la privatisation des terres ou qui investissent massivement dans des industries particulièrement polluantes. Elle trace aussi un lien entre les dons des entreprises, et les pratiques du travail dans ces mêmes entreprises. Telle marque va aider les femmes d’un pays et faire travailler les enfants du même pays. Les fondations qui les soutiennent dépensent les revenus de leurs investissements en bourse. Leurs pratiques d’investissements peuvent être aux antipodes de leurs valeurs. C’est l’AWID qui l’écrit. Les féministes les plus intelligents ont compris que le capitalisme sans frein attaque la dignité des femmes et finance le féminisme. Encore un pas et ils comprendront que le féminisme est une énième atteinte capitaliste à la dignité féminine.

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