Voilà un de ces films culte qui sont souvent cités, mais rarement vus. C’est l’occasion de se mettre à jour, grâce à Potemkine, l’éditeur de curiosités. Häxan est un film muet suédois : sur le papier, ça fait moyennement envie. En réalité, ce faux documentaire est une vraie transfusion de scènes hallucinatoires qui prouve à quel point le cinéma muet était dès le départ maître de sa grammaire et dispensateur d’images fatales.
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Sabbats, envols de démons, visions comme des gravures de Gustave Doré en mouvement : en prétextant un film sur les croyances médiévales, Benjamin Christensen explore un surréalisme démoniaque et déploie un tas d’artifices révolutionnaires pour l’époque (surimpressions, maquettes, mate-paintings) dont sauront se rappeler les maîtres de l’horreur transalpine, Bava et Argento en tête. Une curiosité tout autant qu’une date clé dans l’histoire du cinéma fantastique.
HÄXAN, LA SORCELLERIE A TRAVERS LES ÂGES (1922) de BENJAMIN CHRISTENSEN, sortie en DVD chez Potemkine





